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Ils étaient tous là, ils sont tous venus… ou presque. Tous ? Les Chlou’him, les émissaires du Rabbi aux quatre coins du monde qui se sont réunis, comme la tradition en est déjà fixée, le Chabbat dernier à New York. Le Congrès était attendu, particulièrement dans la période que nous vivons. Il a tenu ses promesses et sans doute au-delà. Nul n’est resté insensible à cette force littéralement hors du commun qui émane d’une telle assemblée. Nul n’a pu repartir du Congrès comme il était venu. Chacun en a acquis comme une conscience plus claire du chemin qui s’étend devant lui : ce qui a été accompli, ce qui reste à accomplir et la vision du but à atteindre.
Si les mots peinent à décrire la force, ils ont peut-être encore plus de mal à dire l’émotion. Car ce Congrès a aussi été celui où des hommes qui ont marqué l’histoire de la Chli’hout et la communauté juive de leur endroit manquaient à l’appel – en particulier Rav Azimov. Parce qu’un tel rappel ne saurait se limiter à lui-même, c’est également un sentiment d’éternité qui est venu s’y mêler. Eternité d’une œuvre qui continue de s’accomplir. Eternité et exemplarité d’une vie consacrée à servir les autres. Eternité que seule possède une vérité en marche avec toute l’assurance du bonheur et la volonté de paix.
Car l’éternité a une force. Vivante et immuable, vigoureuse et chatoyante, elle est le tissu de l’action des Chlou’him. Après ce que chacun vient de vivre, certains auraient pu craindre une sorte d’affaiblissement de l’enthousiasme qui entraîne tous ces hommes et leur famille dans tous les pays du monde, et en particulier en France. La douleur ne conduit-elle pas parfois à un découragement bien compréhensible ? N’a-t-on pas déjà vu des obstacles qui paraissent si infranchissables qu’on en vient en douter de notre capacité à les surmonter ? Cela aurait été mal connaître les Chlou’him. Avec une émotion profonde, ce sont des mots d’action, des mots d’avenir qui ont retenti. Et ces mots ont projeté une clarté telle qu’elle a écarté les nuages qui tentaient d’envahir les consciences.
Car il faut le dire : le travail des Chlou’him grandit et se multiplie. Rien, jamais, ne l’arrêtera ni ne le ralentira. Au moment où chacun retourne dans sa ville, c’est une certitude qui monte : voici qu’enfin, au bout de la nuit du monde, va apparaître la belle, puissante et douce lumière de la Délivrance.
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