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Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte :
«Une nuit, le Rabbi accordait des audiences à ceux qui étaient venus le consulter et une femme, parmi les présents, demanda à être reçue la dernière. Elle pénétra effectivement dans le bureau aux petites heures du matin et elle s'adressa directement au Rabbi. A l'issue de l'entrevue, nous avons entrouvert la porte du bureau, pour lui signifier qu'elle devait sortir, mais elle ne cessait de parler au Rabbi, bien qu'il se soit levé et qu 'il ait mis son manteau, pour rentrer chez lui. Il était très difficile de lui couper la parole et de lui expliquer qu'elle volait le temps, si précieux, du Rabbi. Je suis alors retourné au secrétariat et je mettais un peu d'ordre dans la pièce, lorsque le téléphone sonna. J'ai soulevé le combiné et j'ai entendu la voix du Rabbi, qui me dit : 'Il faut faire en sorte que cette femme puisse rentrer chez elle. Pour cela, il serait bon de trouver, dans la salle d'étude, deux élèves de la Yechiva qui ne sont pas encore allés dormir et de les dédommager, par la suite, pour leur effort. Vous la raccompagnerez tous les trois à son domicile, en voiture.'
Cette femme avait été envahissante et elle n'avait respecté aucune limite. Mais, le Rabbi avait un souci sincère de son bien-être et de sa sécurité. C'est ce que l'on peut appeler une Tsedaka morale».
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