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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Dans la foulée de la paracha de la semaine passée qui détaillait les consignes pour l’élaboration du Michkan , tant en ce qui concerne sa structure que ses ustensiles, notre sidra nous renseigne sur les vêtements des Cohanim. En fin de paracha cependant nous revenons de manière inattendue au michkan et c’est à propos de l’autel en or qui se trouvait à l’intérieur et non à l’extérieur sur le parvis du temple comme l’autel en cuivre décrit dans la paracha précédente, que le sujet se pose.
Une double interrogation surgit du coup :
1- Pourquoi avoir détaché le sujet de cet autel de la liste énumérée dans la paracha de Téroumah ? 2- Pourquoi en parler particulièrement dans celle de Tetsavé et non dans une autre sidra ?
Pour élucider cette double question il faut avoir présent à l’esprit les mots de Maîmonide, le Ramabam, qui dit que tous les ustensiles décrits dans la paracha de Téroumah avaient pour fonction de rendre prêt le michkan à recevoir les sacrifices, les Korbanot. Ce mot a pour racine le verbe qui signifie rapprocher en hébreu dans la mesure où ces derniers avaient pour fonction de rapprocher le juif, en particulier son âme animale, de D. Donc 2 entités apparemment séparées. D’ailleurs il n’y aurait pas lieu de rapprocher 2 entités qui fusionnent par essence.
En revanche sur l’autel en or le seul sacrifice possible était celui des encens, des Ketoret. Ce mot a lui pour racine Ketar qui signifie lien en hébreu. Ce qui signifie que la fonction de cet autel n’était pas de rapprocher 2 «mondes» apparemment différents mais d’élever le juif et son âme divine à une dimension d’attachement et de perception de D plus élevée.
Pour approfondir ce qui vient d’être dit Hassidout explique que l’autel en cuivre, du fait qu’il était à l’extérieur, laisse sous-entendre que le rapprochement qui s’opérait concernait la partie superficielle de notre cœur. Du coup cela laissait l’homme avec pour perception d’être une entité séparée de D en quelque sorte.
En revanche l’autel en or qui se trouvait à l’intérieur fait allusion à l’intériorité de notre cœur, donc au sentiment de ne pas être une entité du tout mais plutôt de n’avoir que pour seul et unique ressenti l’attachement à D. A ce niveau la mort n’existe plus car une fois lié à la source de vie la mort n’a évidemment plus de place !
Tout ce qui vient d’être dit est en allusion dans le nom même de la paracha, Tetsavé, qui a pour racine Tsavta lien en hébreu. Alors que la paracha de Téroumah met en valeur une élévation mais non un attachement fusionnel.
Enfin tout ceci se voit aussi au travers des dimensions des ces autels respectifs. Celui de cuivre avait 32 coudées allusion au cœur mais celui-ci entendu comme une entité. L’autel en or était en comparaison minuscule et soulignait donc l’essence même du juif, essence qui n’a aucune dimension.
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