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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Nous entamons cette semaine l’avant dernier livre du Houmach (Pentateuque). Cette première paracha nous entretient des sacrifices et en particulier des sacrifices expiatoires dont on peut détailler 3 sortes :
1- L’expiatoire individuel qui vient expier la faute d’un individu en particulier ;
2- L’expiatoire collectif qui vient expier la faute de la collectivité lorsque celle-ci accomplissant un ordre erroné du Sanhédrin commet une faute, bien que celle–ci soit le fruit de son obéissance ;
3- L’expiatoire du Roi qui vient expier une faute du Souverain d’Israël : « …lorsque un Roi aura commis une faute involontaire il apportera un sacrifice expiatoire… ».
Il est cependant remarquable en ce qui concerne ce 3ème cas, celui du Prince, de noter qu’il est introduit par l’expression « acher » que Rachi nous demande de lire comme « im » : « lorsque ». D’autant que ce terme « acher » indique une relation de coordination, comme s’il y avait un lien de cause à effet entre le sacrifice du Prince et celui de la communauté.
Rachi poursuit en soulevant l’origine de « acher » qui vient de « achréi » ( heureux) et l’on peut d’après lui faire le lien suivant qui tient son origine du Talmud : « heureuse la génération qui a un Roi méticuleux, enclin à se faire pardonner et vient apporter son sacrifice expiatoire lorsqu’il commet une faute » ! Cette explication permet de comprendre une 1ère raison de l’utilisation par le texte de ce mot : « acher ».
Il reste toutefois à comprendre pourquoi faire le lien entre le sacrifice de la communauté et celui du Roi que sous entend par ailleurs, comme nous venons de le dire un peu plus haut, d’après Rachi ce mot « acher ».
En ce qui concerne l’expiatoire de la communauté la faute a pour origine l’erreur du Sanhédrin à qui se doit pourtant d’obéir la communauté ! On aurait donc pu s’attendre à l’expression : « expiatoire du Sanhédrin », et pourtant le texte du fait que la matérialisation de la faute transite par le peuple le dénomme « expiatoire de la communauté » ! Il faut donc que se trouve chez le peuple pour ce faire le sens aigu de la responsabilité car à priori il aurait toutes les raisons de se défausser. Comment atteindre ce degré de perception ?
Et bien justement grâce au Roi qui par son propre sens des responsabilités et son désir d’être toujours au plus haut niveau laisse transpirer cette Mida, cette qualité, au peuple. Du coup bien que le Sanhédrin soit à l’origine de sa faute il désire malgré tout l’assumer pleinement et seul. C’est pourquoi on parle d’expiatoire de la communauté ! Autrement dit le corps va d’après la tête, plus que d’après son exemple, plutôt selon l’influx qu’elle lui transmet.
Tout ceci nous ramène aux mots du Tanya qui nous indique que le cerveau doit dominer le cœur. Comment acquérir une crainte de D au delà de toute limite ? Grâce au travail de la tête, à l’image ici du Roi, sur le cœur, dans notre cas le peuple .
Et puisqu’ aujourd’hui c’est Roche H’odech Adar, il faut déduire le même lien de cause à effet : si nous commençons ce mois dans la joie nous lui donnons l’influence d’en vivre chaque jour dans la joie avec soumission et crainte de D.
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