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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Au cours de cette paracha Itsh’ak bénit à 2 reprises son fils Yaacov . Une 1ère fois pensant qu’il bénit Esav et une 2nde fois vers la fin du texte en relayant la bénédiction reçues par son propre père : « Que D te donne la bénédiction d’Abraham ».
Le sujet de cette bénédiction, ainsi que le précise la lecture du verset, semble être l’héritage de la Terre. Etrangement pourtant, Rachi va déroger à son habitude et donner un autre sens que le sens littéral à cette bénédiction qu’il interprète comme l’assurance d’une nombreuse et grande descendance, faisant ainsi référence à ce que D avait promis à Abraham comme récompense s’il se soumettait à l’ordre de quitter son pays, son lieu de naissance et la maison de son père [Le’h Leh’a] Et c’est effectivement ce qui va se vérifier puisque des 12 enfants de Yaacov sont issues les 12 tribus, et de ces dernières l’ensemble du peuple d’Israël. Israël étant évidemment le nom donné à Yaacov après sa victoire dans son combat contre l’ange ! Mais subsiste une question, qu’est ce qui a poussé Rachi à déroger à sa règle d’interprétation littérale du texte ? C’est tout simplement qu’une bénédiction doit toujours avoir une raison d’être, or au moment où Itshak prononce cette 2nde bénédiction Yaacov sous l’ordre de ses parents s’apprête à quitter son milieu familial pour aller chez Lavan chercher femme. Il est donc tout à fait approprié à cet instant de lui souhaiter, de l’assurer que son départ ne sera pas vain, qu’il s’en suivra tout le succès pour fonder une famille, une descendance à sa hauteur : le peuple d’Israël. Une autre raison motive Rachi, c’est la similitude de contexte entre Abraham et Yaacov puisque tous deux ont du quitter la maison paternelle pour fonder leur descendance, et donc tous deux ont eu besoin à ce moment d’être assurés de la finalité de leur départ. Pour Abraham cependant la promesse ne s’est pas vraiment accomplie puisqu’il n’a eu qu’un seul fils légitime assurant sa vraie descendance : Itsh’ak, les autres étant les fils de la servante de Sarah. C’est la raison pour laquelle Itsh’ak n’emploie pas la méthode utilisée par Abraham, c’est à dire envoyer un serviteur chercher et ramener une femme à son fils, au contraire il envoie Yaacov loin prendre épouse tout seul car il avait vu que la bénédiction d’Abraham donnée au cours de l’épisode de Le’h Leh’a devait se réaliser par l’entremise de Yaacov. Il a donc remis ce dernier dans le même contexte préalable et nécessaire à le réalisation de la bénédiction. Un point reste encore à élucider, que faire du sens simple du verset qui met en corrélation la bénédiction d’Abraham et la Terre ? La réponse est qu’Itsh’ak a pu craindre à ce moment , à juste titre d’ailleurs, que la Terre s’envole dans les mains d’Esav puisque lui la quittait, il fallait donc le rassurer que tel ne serait pas le cas. Autrement dit il fallait rassurer Yaacov à propos du devenir de la Terre et de son appartenance et dans le même temps lui souligner que le sujet qui était au 1er plan était pour l’instant sa descendance. La conclusion nous concernant est évidente ; malgré les années d’exil, qui perdure encore aujourd’hui, nous sommes assurés que la Terre d’Israël appartient à chacun d’entre nous et rien ni personne au monde ne saurait nous ôter la part qui nous est destinée. Très bientôt et de nos jours nous retournerons, tous ensemble dans notre Terre accompagnés entre autres de nos enfants, les « pousses » que nous avons eu le mérite d’élever au sein de la galout.
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