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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Il faut se rappeler notre propos de la semaine passée qui soulignait qu’avec ce chapitre le Tanya entame la démonstration que c’est la force de l’action elle même, l’effort assidu qui prime. Dans cette intention le Tanya ramène le Zohar de la paracha de Balak qui parle d’un enfant prodige du point de vue de la Torah, le Ynouka [l’enfant en araméen]. Celui-ci était d’un tel niveau que déjà très jeune il pouvait se comparer aux Maîtres de l’époque, les Tanaïm.
Un jour alors que deux de ces Tanaïm, Rabbi Itsh’ak et Rabbi Yéhoudah étaient de passage chez son père Rav Amnouna, sa mère lui intima l’ordre d’aller solliciter une bénédiction de la part des deux Maîtres. L’enfant obéit mais lorsqu’il revint vers sa mère il lui avoua qu’il n’avait pas satisfait à sa demande car, disait-il, l’odeur de leurs vêtements prouve qu’ils n’ont pas récité le Chéma et par conséquent ils ne sont pas à même de bénir ! Ces propos arrivèrent aux oreilles des deux Tanaïm qui confirmèrent la vision de l’enfant tout en se justifiant, en effet la Halakha indique que lorsqu’une personne est occupée à l’accomplissement d’une mitsva elle se trouve de fait dispensée d’en accomplir une autre. Or ce jour ci ils étaient affairés aux préparatifs pour aider une jeune fille à se marier. Le texte du Zohar poursuit en rapportant des propos du Roi Salomon qui affirme que les yeux du sage sont dans sa tête. Ce à quoi le Yenouka, continue le texte, s’étonne : « Mais où donc ailleurs que dans sa tête auraient ils pu se trouver ? ». En effet nos Maîtres enseignent qu’un homme ne peut se déplacer plus de 4 coudées la tête découverte puisque la Chéh’ina plane au dessus de sa tête, la Kippa est donc un moyen de se souvenir de Sa Présence. Une sorte de clignotant pour nous rappeler à l’ordre, pour ne pas glisser ne fût ce un seul instant dans l’irrespect. Par conséquent nous devons diriger notre regard vers la Chéh’ina, les yeux sont donc bien dans la tête . Dans le même temps il faut prendre conscience que cette Présence Divine a besoin d’ «huile » pour être retenue! Le corps du Juif c’est la mèche, la flamme c’est la Chéh’ina il faut donc nécessairement de l’huile pour entretenir la flamme. Quelle est cette huile : ce sont les Maassim Tovim, les bonnes actions ! Deux autres raisons existent quant à la nécessité de se couvrir la tête: - d’après Hassidout c’est un signe de piété et de lien avec son peuple ; - d’après la Halakha c’est un signe de pudeur, non envers les parties du corps qui amènent à des pulsions grossières, mais bien plus loin : envers le siège de notre intelligence. Il ne faut pas la ramener devant D ; Conclusion : 3 raisons justifient le port de la Kippa, celle du Zohar évoquant la nécessité de retenir la Présence Divine nous préoccupant de plus prés puisque ne l’oublions pas nous mettons ici en relief l’importance de l’action des mitsvots de manière intrinsèque !
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