Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Les Pirké Avot, mais aussi le Rambam, la Halakha.. stipulent que la liberté de choix nous est donnée. Mais comment comprendre que la Néchamah qui est, comme l’affirme la Hassidout, une partie de D vraiment puisse faire un autre choix que celui qui est inhérent à sa nature ? Elle ne peut que vouloir y souscrire !!
En réalité, à sa source notre Néchamah n’éprouve effectivement que de l’aversion pour tout ce qui est contraire à D et à sa Volonté. En revanche, concernant le stade inférieur de cette âme, celui qui correspond à la partie qui s’habille dans le corps, la perception de D est plus floue, elle n’est pas aussi évidente, et du coup cela laisse la place à un véritable libre-arbitre. Ces 2 aspects de notre Néchamah, celui qui se trouve au niveau de l’essence de celle-ci et celui avec lequel on vit au quotidien ne sont pas antinomiques. Mieux nous ne pourrions réellement assumer nos responsabilités si, même au quotidien, nous n’avions pas des «flashes» conscients issus du niveau de l’essence de notre Nechamah. Et l’explication qui va suivre va permettre d’éclairer ce propos tout en montrant le lien avec notre paracha. 3 expressions désignent un ordre : -Emor:qui introduit de la douceur dans le propos ordonné. -Daber: qui introduit de la rigueur dans le propos ordonné. -Tsav: introduit un ordre à l’état pur, ne laissant aucun choix à la discussion ! Au niveau de ce type d’ordre le Juif ne veut ni ne peut fauter, et on peut illustrer cette idée avec la faute de l’idolâtrie. Le Juif au cours de l’histoire a montré que confronté à l’ordre de se prosterner devant une idole, de renier D il a préféré dans la quasi majorité des cas se laisser tuer. Les autadafé au moyen âge par exemple….Pourtant ces mêmes juifs dans leur vie courante était aussi fragiles que d’autres devant une faute usuelle. Kippour, avodah zara, l’appartenance à notre peuple sont autant de mitsvot qui font appel à l’essence de notre Néchamah au niveau de laquelle comme nous venons de l’évoquer il n’y a pas de doute ni de discussion possible. Quel est notre travail au quotidien c’est celui d’élever notre attitude face à toutes les mitsvots, qu’elle viennent du niveau de Emor, Daber ou Tsav, de sorte que nous les abordions comme si elles étaient toutes du niveau de Tsav. D’ailleurs dans le mot mitsvot il y a Tsav ! C’est enfin, et pour conclure, la raison pour laquelle nous lisons cette paracha Chabbat Haggadol, le Chabbat qui précède notre délivrance. En effet lors de la délivrance messianique il n’y aura aucun repoussé parmi nous. Nous sortirons tous de cette galout car nous aurons atteint un niveau qui va au delà de notre libre-arbitre. C’est le niveau de Tsav.. !