|

Il existe un principe selon lequel tous les sujets abordés au sein d’une même paracha ont un point commun. En effet la Tora n’a pas rassemblé, arbitrairement, différents thèmes dans le cadre d’une même lecture hebdomadaire. A titre d’exemple , nous expliquerons le lien existant entre, l’obligation des Cohanim de se laver les mains et les pieds, le chabbath et le veau d’or. Le fil conducteur de ces trois thèmes est la foi, la Emouna. Essayons de comprendre à quelle idée essentielle renvoie la foi. Croire en D.ieu c’est avoir la profonde conviction qu’aucune puissance n’existe en dehors du Créateur. Les pouvoirs politiques ou économiques n’ont qu’une réalité relative par rapport à la volonté de D.ieu.
Bien sûr, le monde matériel existe mais d’une façon contingente. Nous devons être pleinement conscients que l’Éternel est la source de toute vie. Cet effort intellectuel doit être permanent.
SE LAVER…S’ELEVER
A présent, on peut comprendre pourquoi les Cohanim devaient se laver les mains et les pieds avant de commencer leur service sacré. Cette obligation est valable pour chacun d’entre nous puisque nous sommes appelé « un royaume de Cohanim ». Chaque matin nous devons nous laver les mains rituellement (netilat yadaim , litteralement « élever ses mains ») avant de rentrer dans la vie active. Les mains (et les pieds) sont les deux seules parties du corps qui ont un contact direct avec le monde matériel. Cette ablution nous aide à prendre conscience de l’erreur qui consiste à accorder au monde une importance démesurée. S’il est vrai que nous avons la mitsva de faire progresser la société. Nous transformons ce qui nous entoure. Seul D.ieu à le pouvoir de créer.
Mais ce rite quotidien de la Netilat Yadaim ne suffit pas. Et c’est pourquoi le chabbat nous donne l’occasion de nous ressourcer pendant 25 heures. Nous prenons alors pleinement conscience que nous sommes des créatures - certes prodigieuses - mais que seul D.ieu est le Créateur.
« L’homme est un roseau pensant » qui a la capacité merveilleuse de se remettre en question.
BATISSEURS DU TEMPS
Chabat est l’occasion de prendre nos distances par rapport à la matière et toutes les activités frénétiques de la semaine écoulée. Quand un individu fabrique ou transforme un objet; lorsqu’il finalise un projet il peut s’imaginer « devenir un concurrent » de D.ieu. Il peut penser alors qu’il n’existe pas uniquement Un D.ieu. Il y en a deux : lui et D.ieu. Et c’est pour éviter cette erreur que nous avons le chabbat. L’étymologie du mot chabbat est à rapprocher de « retour » vers la source, « s’assoir » pour mieux réfléchir, faire la « grève » pour protester contre tout ce qui ne va pas dans la société. Les 39 types d’activités « créatrices » interdites le chabbat représentent un éventail de tout ce qu’un être humain peut réaliser.
(Rappelons que lorsque qu’il y a un danger de vie ou de mort l’observance du chabbat est suspendue) Mais lorsqu’il n’y a aucun risque de vie, transgresser ces interdits revient à renier l’existence du Maitre de l’univers.
Cette attitude porte un nom : l’idolâtrie
Et c’est pourquoi les commentateurs font remarquer que l’épisode du veau d’or est rappelé juste après la mention du chabbat. Ne pas respecter chabbat est l’antithèse de la Foi. La Emouna proclame l’unicité du Créateur. L’idolâtre ne nie pas l’existence du Créateur. Il vit dans l’illusion. Il se rebelle contre D.ieu alors que celui-ci lui tend la main à chaque instant tel un père bienveillant qui ne recherche qu’une chose : le bonheur de tous ses enfants.
RAV YAACOV SPITEZKI = 054 23 99 791
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
SHORASHIM Le centre pour les étudiants francophones Université Hébraïque de Jérusalem
|