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Au sujet du nom de notre Paracha: ‘Bamidbar’ (‘dans le désert’), le Rabbi nous enseigne que la Torah fut donnée dans le désert pour nous apprendre à faire de tout endroit, même les plus éloignés et les plus inhabitables, une demeure pour D.ieu.
Aussi, la Hassidout, qui est elle-même la partie la plus profonde et la plus intérieure de la Torah, est comparée à de l’huile, car de même que l’huile peut pénétrer à l’intérieur des matières les plus dures, la Hassidout imprègne toutes les parties de la Torah, et pénètre dans le coeur et dans l’âme de tous les enfants d’israël, même chez ceux qui sont les plus hostiles: ‘le désert’.
Par ailleurs, tous les Sages s’accordent sur le fait que les enfants d’Israël reçurent la Torah le jour du Chabbat.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Bamidbar, le Rabbi exprime la force du lien qui existe entre le don de la Torah et le jour du Chabbat.
Le Chabbat représente le repos et la plénitude. Ainsi, Rachi écrit dans son commentaire ‘qu’il manquait au monde le repos, jusqu’à ce qu’ apparaisse le Chabbat’.
Bien qu’il fut créé le septième jour de la Création, c’est avec le don de la Torah que le Chabbat atteint la perfection. Avec le don de la Torah les enfants d’Israël découvrirent la signification profonde du Chabbat.
Le Chabbat représente le repos, et au Rabbi de nous enseigner la signification profonde du ‘repos’.
Les Sages enseignent que le mot ‘holé’ (malade) a pour valeur numérique 49. De fait, Israël est malade tant qu’il ne reçoit pas la cinquantième porte de la Connaissance. De la même facon, Israël ne connut le repos et la tranquillité que lorsqu’il reçut la Torah.
Dans le même ordre d’idée, le Rabbi explique que la souffrance d’un juif résulte du fait d’ignorer le sens et la raison profonde de son existence.
Dès qu’il prend conscience qu’il ‘a été créé pour servir son Créateur’, un juif peut enfin connaitre le repos, c’est à dire qu’il peut commencer à vivre de manière véritable.
Ainsi, le Chabbat est le ‘point qui illumine le palais’, car un juif se doit de toujours chercher à retourner au ’point’, à la profondeur de son existence.
Parmi les pierres précieuses qui constituent une partie du trésor du Rabbi, il est un enseignement sur la Paracha Bamidbar (Dvar Mal’hout) dans lequel le Rabbi rapporte le Traité Nédarim (38a) au sujet de la richesse de Moché.
D.ieu donna la richesse à Moché en lui offrant les débris des Tables de l’Alliance (faîtes dans une pierre très précieuse).
Il est peut-être possible de dire que les débris des Tables de l’Alliance, que tailla Moché, sont une allusion à la lumière d’Or sovev (la lumière qui entoure les mondes), car cette lumière ne pénètre pas dans le monde mais ‘reste’ en-haut.
La Lumière d’Or sovev, c’est la lumière infinie qui entoure les mondes, c’est le ‘point’ qui ‘illuminera’ les jours et les nuits messianiques.
Ce ‘point’ infini illumine l’âme et le cœur des bergers d’Israël. C’est ce ‘point’ qui fait la richesse des Justes sur lequel repose le monde.
Le Rabbi enseigne que la richesse ne désigne pas ce dont le monde a besoin pour être maintenu en vie. La richesse représente l’Essence divine, laquelle dépasse infiniment les besoins du monde et de l’homme.
Tout comme le jour du Chabbat transcende le monde, la richesse désigne l’Essence de la Torah et l’Essence de l’âme d’Israël, lesquelles transcendent toutes les autres parties de la Torah, et toutes les autres parties de l’âme juive.
Le Rabbi, définit la prière de Moché, comme celle du Roi David, comme ‘la prière du pauvre’.
Cette idée s’accorde à celle de Rabbi Israël, le Baal Chem Tov, selon laquelle le pauvre ne prie pas afin d’implorer l’Eternel de pourvoir à ses besoins. Le pauvre ne prie seulement que pour épancher son coeur, seulement pour parler à D.ieu.
Le Midrach relate que D.ieu demanda à Moché: ‘Pourquoi pries-tu? Ne possèdes-tu pas d’ores-et-dejà l’oppulence à la fois matérielle et spirituelle?’
Moché répondit: ‘Je ne prie pas pour moi-même, mais pour les autres’.
De fait, la richesse véritable est l’obtention de la révélation de D.ieu dans le monde.
Aussi, le Zohar dit que ‘la prière du pauvre précède celle de Moché, au même titre que l’on place les téfilines du bras avant ceux de la tête’.
Cet enseignement n’est pas sans rappeller l’enseignement du Rabbi d’après lequel Moché a besoin des enfants d’Israël comme la tête a besoin des pieds.
A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprendrons que le pauvre est celui qui possède la richesse véritable, et qu’il l’obtient grâce à son attachement et à sa soumission au Moché de notre génération, le Rabbi.
De même que ‘le point illumine le palais’, le Rabbi illumine l’âme et le coeur du pauvre. Le ‘point’ n’est autre que l’Essence divine et le ‘palais’ représente ce monde matériel. Ainsi, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ‘faire de ce monde (le palais) une demeure pour D.ieu (le point, Hachem é’had)’, afin d’attirer la délivrance, la lumière du Rabbi, jusque dans le désert, dans les endroits les plus reculés du coeur et de l’âme de chaque juif, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
(pour la réfouah chélémah de ‘Haim ben Esther et de tous les ‘holei am’ha Israël)
Rav Yaakov Abergel
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