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Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi de Loubavitch explique que la Paracha Nasso que nous lisons le Chabbat qui suit le jour de Chavouot est ‘un nouveau don de la Torah’.
Il est écrit: ‘Recence les fils de Guerchone’ (Nasso eth roch béneï Guerchone), et le terme ‘roch’ (tête), qui est ici employé, signifie que Moché devait faire le compte ‘par tête’ des fils de Guerchone.
Aussi, du fait que le terme ‘Nasso’ (recense) a également comme signification: ‘élévation’, au Rabbi de nous enseigner que l’expression ‘Nasso eth roch’ représente dans notre service divin, l’étude de la Torah.
Ainsi, le nom de notre Paracha qui commence par ‘Nasso eth roch’ (élever la tête), vient souligner que l’étude de la Torah élève non seulement l’esprit, ‘la tête’, mais aussi tous les membres du corps, lesquels correspondent à l’action concrète, l’application des Commandements divins, ‘les membres du Roi’, ainsi qu’ils sont appellés dans le Tanya.
Le don de la Torah atteint la perfection pendant le Chabbat de la Paracha Nasso, du fait que cette Paracha désigne l’élévation, et que pendant ce Chabbat la Torah et les Commandements s’élèvent à un niveau supérieur.
Le Rabbi explique ici que le don de la Torah ne représente pas seulement le don des ‘dix Commandements’, car il inclut aussi le don de la Torah écrite, de toute la Torah orale, et de tous les enseignements de tous les Sages de toutes les generations, depuis la génération de Moché notre Maître, jusqu’à notre génération, laquelle est la dernière génération de l’exil, et la première de la Délivrance.
Mais plus encore que celà, le Rabbi ajoute que le don de la Torah inclut aussi le don de la Torah du Machia’h.
Cependant, bien que la Torah du Machia’h fut également donnée à Moché, celle-ci demeura secrète. La Torah du Machia’h est en effet en exil, et c’est la raison pour laquelle la Torah du Machia’h est appellée Torah ‘Hadacha (Torah nouvelle), car elle demeure invisible à nos yeux, imperceptible à nos sens.
Le Rabbi nous enseigne que le dévoilement de la Torah du Machia’h, ne dépend pas de l’homme (même du plus sage parmi tous les hommes), mais seulement de D.ieu, Lui-même.
Et c’est là le point important. Il est dit, en effet, que ‘L’Eternel regarda dans la Torah pour créer le monde”.
Comme un édifice qui naît du plan de l’architecte, ou comme le tableau de l’artiste naît du paysage, le monde naît de la Torah.
Aussi, le monde qui est né de la Torah, que reçut Moché au Mont-Sinaî, est incomparable à celui qui naîtra de la Torah du Machia’h, la Torah nouvelle.
C’est à celà que se rapporte le verset du Prophète Ychayaou (66, 22): ‘Comme ces cieux nouveaux et comme cette terre nouvelle que Je ferai naître”.
Le Rabbi explique cette différence.
Dans le monde dans lequel nous vivons, la Parole divine qui créé et maintient en vie toute la Création est invisible à nos yeux, imperceptible à nos sens.
De fait, la force et la vitalité de toute existence, qu’elle soit physique ou qu’elle soit spirituelle, provient de l’Essence divine, laquelle demeure en exil car elle n’est pas pour l’instant révélée.
Ce n’est que dans les temps messianiques ‘qu’il nous sera donné la permission’ de voir la Parole divine, qui créé et maintient en vie les mondes et tout ce qu’ils contiennnent.
C’est celà la Délivrance véritable, selon le Rabbi.
La ‘Délivrance du monde’ est l’apparition d’une ‘terre nouvelle et d’un ciel nouveau’, c’est-à-dire que la force divine qui crée l’existence à partir du néant (Yèch mi aïn) apparaîtra à nos yeux.
Celà sera aussi vrai pour la Torah. Le sens des Commandements divins, pour l’instant en exil, car invisible à nos yeux et imperceptible à nos sens, ‘sortira de son étui’ (pour reprendre l’expression du Tanya), apparaîtra enfin dans une terre nouvelle et sous un ciel nouveau.
Le Rabbi souligne que l’expression: ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’ exprime que seul l’Eternel a le pouvoir de ‘sortir’ le sens et la profondeur des Commandements divins, de l’endroit secret où ils demeurent, de la même manière qu’Il est le seul à pouvoir créer l’existence à partir du néant.
Aussi, les sages ont déclaré que la Torah que l’on étudie dans ce monde est comme rien (Aïn) en comparaison à la Torah du Machia’h (Yèch).
De fait, la Torah du Machia’h est l’Essence de la Torah, et face à elle la Torah que nous étudions est telle une goutte face à l’océan.
Pour l’élévation de l’âme du Rav Itz’hak-Tsvi Eizenbakh
Rav Yaakov Abergel
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