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Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Behaalote’ha, le Rabbi nous révèle de très précieux enseignements au sujet de notre service divin, en général, et de notre attitude vis-à-vis de notre entourage, en particulier.
Tous ces enseignements se basent sur l’explication de Rachi du deuxième verset de notre Paracha: ‘Parle à Aaron et dis lui: quand tu allumeras les lumières vers la face de la Ménorah, les sept lumières éclaireront”.
Rachi explique qu’Aaron devait allumer la Ménorah, en tenant la (sa) flamme près de la mèche jusqu’à ce que la flamme ‘monte par elle-même’.
Ce principe énoncé par Rachi s’applique à de nombreuses choses.
Ainsi, par exemple, lorsque nous étudions la Torah, nous devons tout d’abord comprendre, et ressentir le concept divin sur lequel nous portons nos yeux et notre coeur.
Mais, plus encore que celà, nous devons mémoriser ce que nous apprenons. Dans ce cas, lorsque la lumière de la Torah pénètre en nous-même, et s’unit avec les forces de notre âme (lesquelles correspondent à notre intellect, nos sentiments et nos actes), alors nous parvenons à ce que la flamme de la Torah ‘monte par elle-même’.
Ce principe s’applique également à notre accomplissement des Commandements divins.
Le Rabbi nous enseigne que nous devons assujetir notre âme animale et notre mauvais penchant, en soumettant notre corps et en l‘habituant à agir et à accomplir la Volonté du Saint béni soit-Il.
A l’évidence, il ne s’agit pas d’agir machinalement, sans ressentir l’intention profonde de faire de ce monde matériel une demeure pour D.ieu.
Le Rabbi exprime l’idée que lorque nous accomplissons les Commandements divins de manière constante,, nous soumettons l’âme animale, qui nous pousse naturellement à assouvir des plaisirs dénués de divin, au point que ‘la flamme monte par elle-meme’, c’est-à- dire, que la constance et l’habitude finissent par devenir notre seconde nature.
Cependant, le fait qu’un juif accomplit les Commandements divins en devant combattre son mauvais penchant est en soi la preuve que la lumière de la Torah qui brille en lui-même n’est qu’ajoutée à sa nature et à ses habitudes.
Aussi, le Rabbi nous enseigne que le travail de soumettre le mauvais penchant ne constitue que la première partie de notre service divin.
La flamme du corps ‘monte par elle-même’ de manière véritable lorsque nous parvenons à dévoiler (sans même devoir habituer et soumettre le corps à la lumière de la Torah) que le corps d’un juif est lui-même divin.
(voir à ce sujet le Likoutey Si’hot, Helek 2, page 75, note 30).
Par ailleurs, au sujet de l’enseignement de Rachi, selon lequel Aaron devait allumer la Ménorah en tenant la flamme près de la mèche jusqu’à ce que la flamme ‘monte par elle-même’, le Rabbi explique l’attitude que nous devons adopter vis à vis de notre prochain.
Par exemple, enseigner la Torah à un autre juif au point que celui-ci ‘monte par lui-même’, c‘est-à-dire qu’il puisse enseigner à son tour.
C’est là tout le Hassidisme. Toute la Hassidout. C’est d’ailleurs le fondement de la déclaration que Le Machia’h fit au Baal Chem Tov: ‘Je viendrais quand tes sources se répandront à l’extérieur”.
Ces mots du Machia’h pourraient tout aussi bien s’exprimer ainsi: “Je viendrais lorsque ton enseignement sera tel une flamme qui monte d’elle-même” .
A la lumière de ce qui vient d’êre dit, nous comprendrons un des points essentiels de l’enseignement du Rabbi sur cette Paracha.
Le Rabbi pose la question suivante: ‘Quand savons nous que nous sommes réelement parvenus à ce que la flamme monte d’elle-même?’.
A cette question, le Rabbi répond:
‘Précisément quand la lumière de la Torah et des Commandements divins pénètre dans les niveaux les plus inférieurs’; ces niveaux qui semblent être les plus éloignés du divin, et de la sainteté.
Lorsque l’on parvient à allumer ces niveaux, et que ceux-ci brillent d’eux-mêmes de la lumière divine, alors on commence à atteindre la perfection, laquelle consiste à faire de ce monde, avec tout ce qu’il contient, une demeure pour l’Essence divine.
Il en va de même pour notre génération. En comparaison à la génération de Moché, laquelle représente la tête et le cerveau du corps de l’Assemblée d’Israël, notre génération semble ne représenter que les talons. Mais en vérité les talons soutiennent le corps tout entier!
Aussi, nous devons comprendre que chaque, juif, aussi petit qu’il nous semble être, soutient lui aussi tout l’édifice de l’Assemblée d’Israël, et notre mission consiste bel et bien à révéler le potentiél qui se cache dans un juif et dans le monde.
Dans ce cas, lorsque nous élevons les niveaux, apparemment, les plus bas, nous parvenons à ce que la flamme de l’Assemblée d’Israël ‘monte d’elle-même’, ce qui signifie qu’elle exprime son désir de D.ieu.
A l’exemple du Niggun chanté par le Rabbi: “Mon âme a soif de Toi’ (Tsama lekha nafchi), lequel décrit l’âme qui s’élève et ‘monte d’elle-même’, en criant le désir de tous les désirs de voir enfin la venue de notre Juste Machia’h. Très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
Rav Yaakov Abergel
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