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D’innombrables visiteurs se sont pressés dans le Queens, la semaine du 3 Tamouz (1er juillet) pour prendre part aux célébrations marquant le 20ème Yortsaït (anniversaire du départ de ce monde) du Rabbi de Loubavitch. Parmi eux se trouvait un grand groupe de Juifs du Brésil. Oui, du Brésil, malgré la Coupe du Monde qui passionne la planète entière et ce pays en particulier. Plus de 65 personnes – hommes, femmes et enfants se rendirent à New York, accompagnés par Rav Yossef Schildkraut de Sao Paulo.
Ils prirent part à un superbe barbecue au Beth ‘Habad de Hamptons et c’est là qu’Ivo raconta une histoire très personnelle : lui-même était venu pour la première fois en voyage organisé le 3 Tamouz 5770 (2000). A l’époque, ils n’étaient que 15 participants – nombre assez important pour une première fois – et, par la suite, ce voyage devint une coutume annuelle pour les Juifs originaires du Brésil.
Durant ce voyage, Ivo pria de tout son cœur : en effet, il n’avait pas encore d’enfant et il savait que, près de la tombe du Rabbi, il pouvait tout demander.
Quelques mois plus tard, sa femme était enceinte.
Le 3 Tamouz suivant, alors que tout un groupe de Juifs brésiliens s’était envolé pour New York, Ivo était resté à la maison car sa femme devait accoucher : effectivement, elle donna naissance à un garçon… le 3 Tamouz. Lors de la Brit Mila qui fut célébrée dans une grande salle (car toute la communauté s’était jointe à la joie du couple), Ivo nomma son fils Binyamin Mena’hem Mendel – ces deux derniers prénoms étant ceux du Rabbi. Ivo tenait ainsi à marquer éternellement sa reconnaissance pour la bénédiction du Rabbi.
Un an plus tard, le 3 Tamouz 2002, Ivo retourna à New York pour remercier le Rabbi. Tout en récitant prières et Tehilim (Psaumes), Ivo promit qu’il amènerait son fils au Ohel pour y célébrer sa Bar Mitsva.
Effectivement, cette année, Ivo amena son fils au Ohel avec le groupe venu tout spécialement du Brésil depuis le jeudi précédant la date de l’anniversaire de Binyamin Mena’hem Mendel. Le programme était chargé mais le Chabbat était supposé être passé au Ohel, avec l’atmosphère si spéciale qu’on ressent pleinement dans cet endroit : étude, prière, chants, repas, réunion ‘hassidique…
Chabbat matin, le monde continuait de tourner et Ivo avait prévu autre chose que les prières au Ohel : il se passionnait pour le prochain match de la Coupe de Monde qui verrait le Brésil affronter le Chili. Ivo proposa donc, sur le ton de l’évidence, à son fils de se rendre à Manhattan pour visionner le match sur grand écran.
A sa grande surprise, Mena’hem Mendel refusa !
«Papa ! protesta-t-il. Ce n’est pas pour le football que nous sommes venus ici ! Nous sommes venus ici pour le Rabbi et pour ma Bar Mitsva ! Aujourd’hui c’est Chabbat et j’ai appris que nous n’avons pas le droit de prendre le métro ou la voiture, en plus pour nous rendre dans un bar et assister à un match de foot ! Cela, nous pouvons le faire tous les jours au Brésil ! Je veux rester ici et passer Chabbat comme il se doit, avec tout le groupe, comme il convient à la veille de ma Bar Mitsva !».
Binyamin Mena’hem Mendel avait préféré la coupe du Kiddouch à la Coupe du Monde ! Et, bien sûr, Ivo accepta sa décision !
Oui, une Bar Mitsva peut durer un jour ou une vie ! Cet enfant né de la bénédiction du Rabbi personnifie le dicton biblique : «Il ramènera le cœur des pères grâce aux enfants !».
Collive
Traduit par Feiga Lubecki
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