Tanya par Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
On reprend notre étude qui concerne la résolution des problèmes consécutifs à un ego surdimensionné, celui qui entrave notre service de D’, à l’inverse de ce que la Hassidout demande : c’est à dire de conserver une grande humilité.
La dernière fois le Tanya avait envisagé la solution de casser son ego comme le bois que l’on réduit en petits bouts de sorte qu’il puisse s’enflammer. Même celui qui est intact de toutes fautes de jeunesse doit agir ainsi : « couper le bois, le casser de sorte que l’âme puisse à nouveau s’enflammer ».
Il y a lieu en ce sens de faire le compte de ce que nous avons pensé, dit ou fait depuis le début de notre existence ce qui semble mission impossible ! En fait non car qui est vraiment concerné par le bilan de sa vie, en mesure toute l‘importance, celui la peut y arriver. Et de surcroît lorsqu’il sait que c’est le Maître des comptes qui le lui demande. A l’inverse celui qui veut se masquer la vue, justifier quelque part son ego surdimensionné ne le pourra pas.
A ce propos on donne l’exemple d’un Melamed d’antan, l’enseignant qui apprenait aux enfants, qui lisait pour le compte du ceux qui en était dans l’incapacité. Un jour ce Melamed lut pour le compte d’un Homme une missive qu venait d’arriver et qui détaillait le décès du Père de cet Homme ! Ce dernier si ému s’évanouit à l’écoute de la lecture qui lui était faite de cette triste nouvelle. Le Melamed s’empressa de vouloir l’aider puis l’interrogea sur son état de santé et surtout sur ce qui avait causé son évanouissement. La réponse qu’il reçut en retour lui fit comprendre que sa propre placidité durant sa lecture était due au fait que lui même n’était pas concerné par cette triste nouvelle.
Il en va de même dans nos vies, celui qui est véritablement concerné par son désir de repentir, de réparer ses erreurs, et surtout de remettre à sa juste place son ego ; celui la pourra avoir une vision rétroactive pleine et entière de son passé comme nous l’avons envisagé au début de ce cours.
Le but étant non d’entretenir une éternelle culpabilité, mais plutôt d’acquérir l’humilité nécessaire, celle réclamée par la H’assidout. C’est dans la même veine le point que souligne un Ha yom yom qui stipule que parfois des personnes simples sont capables de trouver des argumentations aussi grandes que celles d’un Tossefot ou d’un Tana… Pourquoi ? Uniquement par le fait qu’elles sont profondément concernées par le sujet abordé .
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