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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
L’Admour Hazaken va faire aujourd’hui la démonstration à partir de l’épisode des explorateurs que chaque Juif est relié au Divin par sa Néchamah, mais qu’il faut briser la carapace de l’âme animale pour que l’âme Divine puisse s’exprimer de façon dévoilée.
Les explorateurs ont mis en doute le pouvoir Divin en disant : «Les peuples de Canaan sont plus forts que nous ( Miménou)… » et les Rabbins de dire ne lis Miménou mais Miméno : « …que Lui » autrement dit que D !!
Mais un peu plus tard dans le texte quelle surprise, voici leurs paroles : « Nous sommes prêts à aller en Terre de Canaan et à donner notre vie… », d’où leur vient ce revirement, cette position diamétralement opposée à la 1ère ? D’où la foi envers le pouvoir Divin leur est subitement revenue ? Aucun miracle n’est intervenu entre les 2 évènements pourtant. Et bien ce n’est que la colère de D qu’ils ont pris de plein fouet qui les a ramené à la « raison », rien d’autre, preuve qu’au fond chaque Juif est croyant fils de croyant et ce n’est que lorsque le mal se dresse pour empêcher la manifestation du Divin que tout d’un coup il devient aveugle.
Nous avons là la preuve que chaque Juif possède une Néchamah, une âme Divine, une partie de D vraiment, et que le mal fait tout pour l’empêcher de se manifester concrètement, pire pour emmener ce Juif à des conclusions diamétralement opposées à sa nature, sa connaissance profonde.
L’enseignement nous est donc donné que même lorsqu’ apparemment nous semblons douter de D, de sa Force, de sa Capacité à intervenir….tout cela n’est qu’illusion. Et en s’emportant contre l’âme animale on libère nos convictions profondes, irrationnelles au sens commun du terme , que sont les forces de notre âme Divine qui elles connaissent intimement le chemin de la Vérité.
Mais comme avant toute discussion avec notre ennemi il faut d’abord lui faire violence, une fois qu’il aura ( le yester arah) réintégré sa place alors un « débat intellectuel entre les composantes : âme divine et âme animale est réalisable, voire souhaitable.
Mais au fond le point capital n’est pas tant « ce débat » de réconciliation, c’est plutôt de mettre à jour notre Emounah puis de l’intérioriser par notre réflexion et nos sentiments de sorte qu’elle prenne forme dans ce monde de façon « matérielle ».
Nous en avons terminé aujourd’hui avec ce chapitre 29 qui traitait des différents moyens de lutte contre un ego exacerbé qui bloque toute possibilité non seulement à un ressenti quotidien du Divin, mais par là même à toute possibilité de vie avec une réelle joie, simh’a, qui ne peut être que si notre vie permet justement, à chaque instant la révélation du Divin.
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