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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Avant-dernière plaie celle de l’obscurité, Chapitre-10 Verset 21 : « D dit à Moché : étends ta main vers les cieux (litt : sur les cieux) et il y aura l’obscurité sur le pays d’Egypte, et que les ténèbres soient palpables ». Rachi à propos de cette plaie, apporte entre autres et en substance l’explication suivante : « ….les Bné Israël ont pu au cours de cette plaie repérer où se trouvaient cachées les richesses des Egyptiens. Plus tard ils leur ont demandé de leur donner selon l’ordre de D , afin que s’accomplisse en partie déjà la promesse que D avait faite à Abraham qu’ils ressortiraient de cet exil avec une grande richesse. Les Egyptiens ont voulus se défiler en leur disant qu’ils ne possédaient rien les Bné Israël leurs disaient alors j’ai vu cela à tel et à tel endroit… »
Le Midrache Rabbah donne une explication très proche de celle de Rachi avec cependant une précision supplémentaire ou plutôt une nuance : il justifie lui le succès de leur entreprise en expliquant que lorsque les Bné Israël entraient pendant cette plaie de l’obscurité chez les Egyptiens une lumière les accompagnait et éclairait spontanément les cachettes de sorte que toute difficulté à venir était ainsi levée.
Les 2 explications diffèrent en ce sens que pour Rachi les Bné Israël pouvaient pendant cette obscurité voir au moyen d’une lumière naturelle, habituelle, comme si pour eux l’obscurité était inexistante, elle leur permettait de voir mais comme à l’accoutumée. Pour Rachi il y a donc un seul miracle celui de l’obscurité. En revanche pour le Midrache il y a 2 miracles, : non seulement les Egyptiens étaient frappés par cette plaie de l’obscurité mais de surcroît les Bné Israël bénéficiaient d’une lumière surnaturelle qui éclairait précisément les cachettes, se focalisait d’elle même pour leur éviter toute recherche, tout effort !
Pour Rachi le fondement de son explication réside dans le fait que l’accomplissement de la promesse de sortir avec de grandes richesses matérielles devait s’accomplir comme une Mitsva, il fallait donc passer par le biais d’un effort. Il fallait en quelque sorte qu’ils empruntent les voies de la nature pour réaliser cette Mitsva.
Pour illustrer ce propos on peut rappeler l’histoire bien connue de l’Admour Hazaken qui lors de son emprisonnement était transporté de sa cellule au lieu de son interrogatoire en barque. Une fois alors qu’il faisait nuit il demanda au soldat qui pilotait la barque d’arrêter un instant cette dernière afin qu’il puisse réciter la prière sur la lune. L’officier s’y opposa, mais devant la menace du Baal Hatanya qu’il lui dit que s’il n’obéissait pas il arrêterait la barque tout seul par miracle, l’officier prit peur et se soumit à la requête. Il demanda en échange une bénédiction et l’ Admour la lui rédigea de sa sainte main en lui promettant qu’avec celle-ci il allait gravir tous les échelons de sa hiérarchie militaire. Ce qui fut !
Le Rabbi précédent s’interrogeait toujours à l’écoute de cette histoire car il se demandait pourquoi l’Admour s’est « humilié » à demander tout cela à ce soldat alors qu’il pouvait l’obtenir seul, par miracle. Plus tard poursuit le Rabbi précédent : «..j’ai compris qu’un des fondements essentiels du Judaïsme était qu’il fallait emprunter les voies naturelles..»
La position du Midrache est très différente car lui ne considère pas qu’il s’agissait d’une Mitsva mais d’un récompense. D’autant plus qu’ avant le Don de la Torah il n’y avait pas de nécessité d’accomplir les Mitsvots matériellement, de façon naturelle.
La conclusion en tous cas d’après Rachi c’est qu’il ne faut craindre en rien les obstacles qui se dressent car c’est ce qui nous est demandé de les affronter ou plus exactement faire comme si ils n’existaient pas !
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