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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek.
Les enfants d’Israël sont enfin libérés de leur esclavage, mais à peine éloignés d’une distance de 7 jours très exactement voilà que Pharaon et son armée les rejoignent. A cette vue ils crient vers D et Rachi en substance commente qu’ils ont réagi selon les pratiques de leurs Pères, c’est à dire en priant D. Il est en effet notoirement connu que chaque patriarche instaura une des 3 prières, et ceci est tiré pour chacun d’un verset. « A l’endroit où il s’était tenu …» Abraham, « Il avait coutume d’aller dans les champs…» Itsh’ak, « Il a atteint l’endroit… » pour Yaacov.
Ce Rachi est étrange car de toute évidence que pouvaient ils faire d’autre que prier ?! Mais la question est fondée car en fait il n’y a que 2 issues possibles :
- Ils croient en la Parole que D leur a donnée de les libérer puis de les emmener en Terre Sainte, en ce cas nul besoin de prier.
-Ils ne croient pas en cette Parole alors pourquoi prier ? Lire la suite
Ce que veut montrer Rachi c’est que cette réaction était inscrite dans leurs gènes. C’est pourquoi il n’a pas cité la prière fervente d’Abraham pour sauver Sodome et Gomorrhe, ni celle d’Itsh’ak pour que D le gratifie d’un enfant, ni enfin celle de Yaacov pour être sauvé des mains d’Esav ! Il n’a cité aucune prière qui avait trait à quelque chose de spécifique et c’est cela le point remarquable. Ce qu’il fallait souligner c’est l’héritage transmis par les patriarches qui fait que prier est un réflexe chromosomique et chacun des versets rapportés par Rachi souligne justement ce côté habituel, quotidien qu’avaient nos Patriarches de prier !
Pourtant la suite de notre texte semble démentir cette analyse. En effet elle va mettre en relief la révolte des enfants d’Israël qui viennent se plaindre à Moché en lui reprochant de les avoir faits sortir pour les conduire à la mort !
En fait il n’y a pas de contradiction le réflexe de prier est bien là, spontané, mais dans le même temps la panique aussi. Et ainsi que la Guemara Baba Batra le dit page 16-verso : « ..on ne doit pas attraper une personne au moment où elle souffre, au moment où elle est prise de panique… ». Nombre de commentateurs s’interrogent sur la centralité négative des actes des enfants d’Israël en la liant à cette panique, ce n’est pas l’avis du Rabbi qui s’appuyant sur ce Rachi fait donc la démonstration inverse.
A la lumière de cet enseignement nous devons nous appliquer non seulement à mettre à jour cette nature qui est la nôtre en priant et en étudiant quotidiennement, mais aussi à porter un regard sur notre frère rempli de la conscience que lui aussi possède ce même gène et pour l’instant même s’il semble ne pas le révéler au quotidien, à la moindre alerte lui aussi lèvera les yeux vers D.
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