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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek.
…Il ne faut pas oublier ce qu’on nous demande : atteindre une vraie humilité y compris devant le plus léger des légers du genre humain et il faut pour cela se souvenir d’un enseignement capital qui nous ordonne de ne jamais juger notre prochain avant d’avoir été à sa place. Son passé, ses conditions de vie…qui peut juger son mérite d’avoir malgré tout atteint ce qu’il a atteint, impossible.. Voici les mots qui concluaient notre précédent cours visant toujours à lutter contre la vivacité d’un ego surdimensionné qui ne peut nous porter qu’à la désillusion.
Et notre texte poursuit en soulignant que celui qui se trouve pour les besoins de son travail au milieu du marché aura l’œil sans cesse agressé par des images ou par des scènes inadéquates eu égard à sa néchama. En revanche celui qui n’est pas soumis à cette obligation et passe sa journée dans un endroit conforme aux nécessités exigées par la Torah n’aura pas à engager de lutte visant à ne pas être déstabilisé par ses visions. De plus parmi ceux qui se trouvent au marché ce n’est pas un Yetser Arah identique mais spécifique contre lequel tel ou tel doit se confronter. Lire la suite
Il y a une Michnah dans le Traité des Pères qui dit de façon explicite que celui qui est fort est celui qui est capable de contenir son mauvais penchant. Et le Baal Chem Tov de préciser qu’il n’est pas dit le mais son … mauvais penchant. Car pour l’un le mauvais penchant est comparé à un taureau, pour l’autre à un petit mouton qui arrache l’herbe jusqu’à la racine. Ce n’est donc de toute évidence pas le même type de lutte qui est demandé à l’un et à l’autre. Mais surtout l’un ne peut juger l’autre car comme on vient de le dire c’est une confrontation différente dont on ne peut apprécier la teneur.
Bien entendu ceci n’est pas un encouragement pour se dédouaner de sa propre responsabilité en invoquant la force de son Yetser Arah, car pour chacun les forces nécessaires ont été données pour réussir son combat personnel. Et le cerveau doit dominer le cœur et éveiller ainsi sa crainte de D pour affronter et sortir vainqueur de son combat. Cependant l’Admour Hazaken ne néglige pas la puissance de la lutte à entreprendre et affirme que c’est une véritable guerre qu’il nous faut mener.
Finalement 3 points fondamentaux ont été mis en relief par notre texte, 3 points que nous devons fusionner dans notre esprit dans une dynamique et un équilibre permanent:
1- Pour l’humilité et éviter tout orgueil : Nous ne devons pas juger l’autre au travers du prisme de nos forces car ce qui nous semble facile peut être ardu pour l’autre et inversement.
2- Pour ne pas ouvrir la porte toute grande aux arguments de notre Yetser et déraper dans l’auto complaisance : Nous ne devons pas apporter la même tolérance nous concernant sinon c’est la déroute alors que nous sommes équipés pour mener notre propre combat.
3- Pour ne pas sombrer dans le découragement et la dépréciation de notre personne : Il faut avoir tout de même présent à l’esprit que ce n’est pas une mince affaire qui nous est demandée.
A suivre…
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