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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Nous recevons la Torah quotidiennement ainsi que nous l’affirmons chaque jour dans les bénédictions du matin., cependant nous pouvons distinguer 2 approches différentes, pour ne pas dire opposées :
1- Celle de Rabbi Akiva ben Yossef dont le père était un converti d’origine syrienne et qui à l’âge de 40 ans s’est lui même investi totalement dans la Torah jusqu’à devenir le personnage magistral que nous connaissons. Il est par son parcours dans la position du Baal Techouvah, toujours dans l’action, une action qui est « border line », toujours en dehors du cadre naturel des choses.
2- Celle de Rabbi Ychmael ben Elicha, Cohen Gadol, compagnon d’étude de Rabbi Akiva, qui lui se distingue par une Avodah, un service Divin qui est celui du Tsadik, du Juste. Son travail essentiel à l’inverse du Baal Techouvah est de faire descendre la lumière Divine du haut vers le bas.
Ces 2 facettes vont se manifester dans 2 discussions à propos du Don de la Torah dont parle notre Paracha :
1- A propos du verset qui dit que le peuple voyait les voix et entendait les éclairs : Rabbi Akiba explique que ceci est à prendre au sens littéral c’est à dire que l’on voyait ce qui s’entend habituellement et inversement que l’on entendait ce qui normalement se voit. Ceci d’après Rabbi Akiva se justifie par le fait qu’à ce moment de notre histoire le peuple avait atteint une telle dimension que ce qui s’entend habituellement, sous entendu le spirituel, était devenu de l’ordre du visible. Et inversement ce qui normalement se voit, le matériel, était relégué au second plan celui de l’audition, il fallait comprendre le matériel !! Celui-ci n’était plus du domaine de la vision sens majeur vous l’avez compris. Rabbi Ychmael au contraire affirme l’ opposé, car pour lui le peuple voyait ce qui normalement doit se voir et entendait ce qui doit s’entendre. Cette position tient au fait qu’en tant que Tsadik c’est cette perception du monde qui est normale.
2- Quant à la réponse que les enfants d’Israël devaient faire à l’énoncé des Mitsvotson reste dans la même veine car : pour Rabbi Ychmael ils répondaient non aux interdictions et oui au Mitsvots positives, signifiant par là que notre travail consiste à détailler ce qui nous est demandé, l’analyser. Alors que pour Rabbi Akiva ils répondaient par un acquiescement tant pour les Mitsvots négatives que positives, car l’essentiel n’est pas de distinguer entre une catégorie et une autre mais d’accepter de se soumettre aux ordres de D, de nous plier sans distinction à sa Volonté.
Cette divergence d’opinion entre ces 2 grands Hommes représente alternativement la façon dont nous devons nous comporter, car notre parcours n’est évidemment pas linéaire. Mais quelle est la 1ère attitude à avoir ou à enseigner lorsque nous égrenons les 10 Paroles ( Commandements) ? Rachi opte pour celle de Rabbi Ychmael il faut que l’enfant perçoive le Bien qui est inclus dans les Mitsvots positives et le Mal inhérent aux interdictions de sorte qu’il s’en éloigne, ce qui justifie d’ailleurs que ce soit interdit. En revanche en ce qui concerne les réponses apportées à l’écoute des commandements Rachi opte au contraire pour la position de Rabbi Akiva car pour l’enfant tout autant que pour le Baal Techouvah les sens sont inversés , et la soif, la perception de D est de l’ordre de la vision, il faut donc se hisser être en quête active de spirituel, le Divin doit à ce moment relever de l’essentiel.
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