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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Le Tanya va développer une nouvelle idée qui explique que le Bénoni n’engageant pas une lutte farouche contre son mauvais penchant, si petit soit-il, n’est finalement même pas au niveau de l’homme « léger » qui se trouve au beau milieu du marché et affronte les épreuves inhérentes à cet endroit…mais s’efforce de ne pas être piégé ! Pour autant bien que celui qui se trouve pour les besoins de son travail au milieu du marché et a l’œil sans cesse agressé par des images ou par des scènes inadéquates eu égard à sa néchama exige de toi un regard bienveillant, malgré cela il ne faut pas que cette bienveillance soit débordante au point de devenir la porte ouverte à un état d’esprit autorisant un mauvais comportement sous prétexte que le Yetser Arah est parfois « violent », les forces sont données pour gagner cette guerre. Il faut regarder l’autre avec humilité mais pas avec complaisance.
De surcroît pour aider il faut parfois faire toucher du doigt à son prochain les erreurs dans lesquelles il se trouve, et pour cela il est nécessaire de conserver soi même une certaine rigueur qui permet de rester lucide sur les fautes engagées par son prochain.
Cependant si du point de vue de la faute elle même il faut rester clairvoyant, en sens inverse il faut mesurer l’importance de la lutte engagée dans le service Divin :
A- La prière du matin et du soir est elle faite avec toute la concentration et l’humilité nécessaire ? Puisqu’il faut véritablement déverser son âme pendant la Téfila. Au passage il faut remarquer que l’Admour Hazaken ne cite pas la prière de Minha quand il parle de cette concentration et ce pour 2 raisons :
1- Parce que cette prière repose sur les 2 piliers que constituent celles du matin et du soir et c’est donc celles-ci qui nécessitent une plus grande attention. 2- De manière plus profonde parce que la prière de Minha est la seule qui exige au préalable de se détacher de notre matériel, de notre quotidien pour lui aménager un moment de spiritualité et cette difficulté suffit à elle toute seule pour valider cette prière.
B- Le Birkat Hamazone, prière capitale, d’ordonnance de la Torah elle même, est il fait avec l’état d’esprit qui lui sied sachant que cette prière élève toute la spiritualité contenue dans les aliments ?
C- Et au sujet de notre Limoud, nous dépassons nous pour étudier plus que ce qui nous est coutumier d’étudier? Car c’est à ce prix que nous justifions notre lutte.
Pour conclure même si le Bénoni ne commet pas les dégâts de celui qui se trouve au milieu du marché, puisqu’il est engagé dans la voie du service de « ..faire le bien.. » et pas « .. s’éloigner du mal.. », il doit avoir présent à l’esprit que cette différence n’existe pas au niveau de D pour qui seul l’effort est commun à tous les hommes et mérite d’être comparé.
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