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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Nous reprenons le cours de ce chapitre qui a pour fil conducteur l’importance d’être véritablement humble de manière authentique. Il faut pour cela porter un regard empathique et respectueux envers son prochain, en particulier vis à vis de celui qui est dans l’obligation d’affronter les vicissitudes du marché, car son travail l’y contraint..
Le Tanya poursuit en décrivant 3 sortes de Bénoni : celui qui malgré son travail étudie le matin puis le soir, celui qui peut étudier toute la journée et enfin celui qui accomplit son service de D par la prière de façon si intense qu’il prie du lever à son coucher. Ceci, au passage, souligne que l’on peut être Bénoni en étant dans l’obligation d’avoir un gagne-pain car ce qui délimite le niveau de Bénoni c’est sa capacité à contrôler ses pensées, paroles et actions tel que le Tanya le décrit. Ceci redouble sa responsabilité pour 2 motifs :
1- S’il a l’affront de juger celui qui n’est pas à son niveau, il commet selon les mots du Tanya ( mots utilisés à propos de Caïn ) un meurtre à l’égard de celui qu’il regarde avec sévérité, car il oublie que ce dernier est confronté à une plus lourde tâche du fait de sa situation spirituelle mais aussi de l’endroit où tout n’est qu’agression du matin au soir. Et sa responsabilité est proportionnelle à la proximité qu’il a avec D pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer.
2- De plus il y a lieu de mettre en exergue le fait que la multiplication de fautes très légères qui sont tapies devant la porte du Bénoni sont aussi lourdes qu’une seule faute grave de celui qui est au marché toute la journée durant.
D’autant qu’il est plus aisé de regretter une seule faute grave que plusieurs fautes légères dont on n’a la plupart du temps même pas conscience. A l’image pour illustrer ce propos de l’opacité produite par un seul rideau épais, comparativement à une multiplicité de rideaux quasi transparents qui au final vont empêcher la lumière de passer de façon encore plus considérable.
Histoire : un secrétaire du Rabbi précédent après la révolution Russe, temps pendant lequel respecter la Torah était une entreprise particulièrement ardue, exposa lors d’une réunion Hassidique un fait qui lui était très douloureux. Je lui donne la parole : « Chaque Chabbat lorsque je passe devant la boutique du cordonnier qui du fait de la difficulté imposé par le pays ouvre sa boutique ce jour Saint, je ressens comme un coup de couteau. Je me demande de quel droit puis je considérer cet homme plus bas que moi alors que lui n’a ni les connaissances ni l’éducation adéquate pour se diriger convenablement. Alors que moi qui sait l’importance de ce jour et possède la connaissance, 5 minutes du temps de Chabbat non utilisées telle que la Torah l’exige sont bien plus graves que la faute que de ce cordonnier ! »
Pour conclure c’est l’effort proportionnel à la connaissance de D et au niveau du service Divin acquis qui engage l’importance de nos responsabilités. A l’instar de l’histoire notoirement connue d’ Elicha Ben Abouya qui fut jugé très sévèrement par le Ciel, car lui a agi en pleine connaissance de cause. Rachi aussi rapporte l’exemple du roi Nimrod, de la ville de Sodome qui connaissaient leur Créateur et ont déviés. Après tout cela comment ne pas être humble, ce serait pure folie…d’autant qu ‘en conservant l’humilité requise la flamme de notre âme se révèle de façon dévoilée et on éprouve une véritable Simh’a, joie.
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