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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Au cours de cette paracha Moché distribue, en s’attardant sur tous les détails, les consignes relatives à la fabrication du Michkan. Nous allons aujourd’hui nous focaliser sur les 2 autels qui se trouvaient respectivement à l’intérieur, pour celui qui était recouvert d’or, et à l’extérieur pour celui qui était recouvert de cuivre.
Hassidout explique que l’autel en cuivre représente le cœur du Juif c’est la raison pour laquelle on y sacrifiait un animal symbolisant la partie correspondante du Juif. Allusion à tout cela est faite dans la mesure de cet autel qui est de 32 coudées, guématria de Lev : le cœur en hébreu.
La michnah souligne la nécessité de purifier les ustensiles du Temple qui avaient contracté une impureté mais stipule également que cette obligation ne concernait pas les autels, ni celui en or ni celui en cuivre, car ces derniers n’étaient pas susceptibles de contracter une quelconque impureté. La cause de cette immunité est débattue dans une polémique entre Rabbi Eliezer Hagadol et les Sages. Pour le 1er la raison est que ces autels sont appelés Adama : «..la terre.. », et la Terre ne peut jamais être impure !
Les Sages en revanche s’appuient sur une autre idée, qui au fond aboutit à la même conclusion, c’est celle qui invoque le côté accessoire du revêtement. C’est dans notre cas l’or ou le cuivre qui eux seuls peuvent contracter l’impureté. Mais du fait que l’essentialité de la matière de l’autel est intérieure à ce revêtement et puisque celui-ci est mineur dans la construction ceci a pour conséquence que l’autel ne peut devenir impur.
La symbolique de ce qui vient d’être dit est celle soulignée au début : l’autel faisant allusion au cœur du Juif, profondément celui-ci ne pourra contracter de véritable impureté car cette dernière ne peut l’entamer que très superficiellement. Ceci se lit au travers de la polémique que nous venons de détailler :
1- Rabbi Eliezer Hagadol était grand par sa sagesse mais l’était surtout par son humilité, son annulation à D et à ses Maîtres. Et pour illustrer cette modestie la guémara précise que jamais il n’a donné une explication de son propre chef mais a toujours cité l’auteur du raisonnement qu’il rapportait. Quelle grandeur !! C’est la raison pour laquelle lui amène cette idée que le juif est à l’image de la terre qui se laisse marcher dessus rempli d’humilité.
2- Pour les Sages ce niveau n’est pas accessible à tous et c’est la raison pour laquelle ils invoquent la causalité du revêtement qui, s’il peut être atteint, jamais ne laisse s’infiltrer à l’intérieur l’impureté.
Au final ceci vérifie bien que le Juif peut être atteint superficiellement, mais jamais profondément. C’est ce qu’il faut toujours avoir présent à l’esprit lorsque nous considérons notre frère.
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