Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Quelle est la finalité des temps messianiques et de la résurrection des morts ? C’est le dévoilement de la Lumière infinie de D sur terre. C’est avec ses mots que débute en substance ce chapitre. Il faut en déduire que tous les propos se rapportant à Machia’h et qui se trouvent dans la guémara Sanhédrin et Sotah entre autres ont pour vocation de désigner le point essentiel de cette période qui est celui de dévoiler la Lumière infinie de D sur terre.
Et la perception de cette Lumière se fera avec nos yeux de chair ! Tout cela poursuit le texte dépend de nos actions, qui sont les mitsvots que nous accomplissons, et de notre service divin qui correspond à ce que nous réalisons mais en transcendant cette fois-ci notre nature. Ces deux éléments conjugués sont des catalyseurs ! Et le Rabbi explique que nos actions entraînent, accélèrent la venue de Machia’h, alors que notre service divin, ce que nous réalisons en dépassant nos forces naturelles amène la résurrection des morts. Le dévoilement de D lors de la sortie d’Egypte s’est fait de haut en bas. Les temps messianiques en revanche illustrent un dévoilement issu, enfanté par nos efforts. C’est un dévoilement de bas en haut, comme à Pourim. Cependant notre travail est un travail de fourmis, c’est la somme de nos efforts qui permet cet aboutissement, ce qui fait que nous ne pouvons voir le fruit de nos efforts que de manière progressive. Et c’est en ces temps d’exil que notre travail peut révèler cette Lumière infinie de D sur terre, car ainsi que nous l’avons souligné dans les précédents chapitres la volonté de D est d’avoir une Demeure ici-bas, donc pendant l’exil. Et personne d’autre, mieux que notre génération qui est la plus basse de toutes, est à même d’accomplir dans sa situation la réalisation de cette tâche?! Amener D aux 4 coins du monde dans l’âpreté de celui-ci et avec nos moyens c’est cela qui est à l’œuvre de nos jours et de manière visible ! Bien sûr, chacune de nos actions révèlent à l’instant même où nous les accomplissons la Lumière de D ici bas. Alors quel est l’apport des temps messianiques ? Qui aura t’il de nouveau ? Eh bien c’est de percevoir cette Lumière de manière révélée, physiquement ! Pour mieux imager cette idée on peut donner l’exemple de celui qui sème du blé et qui reçoit pour salaire de l’argent par le propriétaire du champ. Le salaire est là, mais il n’est pas la révélation directe du travail, il est en rapport avec l’effort accompli, pas plus ! En revanche dans les temps futurs à l’instar de celui qui sème et récolte le blé en récompense c’est véritablement la révélation de nos actes qui sera perceptible, non quelque chose de dérivé. Ainsi que le souligne les Pirké Avot le salaire d’une mitsva est une mitsva, et le Chlah Hakaddoch dit que ce salaire est une récompense naturelle que nous amenons à maturité. D’autant plus de nos jours derniers instants de la galout !