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Siyoum Harambam au Casino de Paris, lundi 26 avril 2010: Photos en direct
Le gouvernement a adopté la semaine dernière un projet visant à permettre la location d’appartements à prix modérés pour une longue durée à des familles monoparentales de nouveaux immigrants ou à des personnes âgées. Selon ce programme, 650 unités de logement seraient proposées à ces populations dans des centres d’intégration, à travers le pays, pour une somme ne dépassant pas 250 shekels par mois.
Le montant total de cette aide au logement pour ces couches défavorisées a été évalué à près de 9 millions de shekels par an. En outre, l’Agence Juive investirait 12 millions de shekels dans la réfection des habitations.
Le docteur Léa Ness, vice-ministre des Retraités, a salué cette initiative. Mais elle s’est montrée quelque peu réservée, estimant qu’il fallait entreprendre d’autres démarches « pour permettre à cette population de vieillir dignement ».
Fiançailles formelles ou marque d’engagement Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me demandez s’il convient d’organiser des fiançailles formelles ou bien si l’on peut se suffire d’une simple marque d’engagement. En fait, cela importe peu. Vous demanderez aux ‘Hassidim de votre endroit de quelle manière ils procèdent, dernièrement et vous en ferez de même. (Iguerot Kodech du Rabbi, tome 14, page 255)
Gaspillage financier Des fiançailles trop larges iraient à l’encontre de l’usage qui a été dernièrement adopté par les ‘Hassidim. Ce serait un gaspillage financier consenti dans le seul but de surpasser la voisine. Plus cette dernière en fait et plus le mauvais penchant incite à contracter de larges dettes, le seul but étant de lui montrer que l’on peut l’égaler et même faire mieux qu’elle. Dans ce but, on comble le vide avec ce qui fait la gloire de personnes vides. (Likouteï Si’hot, tome 19, page 510)
Discours ‘hassidique Lors de vos fiançailles, vous avez sûrement récité un discours ‘hassidique. Je suis surpris que vous n’en fassiez pas mention dans votre lettre. (Iguerot Kodech du Rabbi, tome 13, page 134) La mélodie aux quatre mouvements Vous me demandez si la mélodie aux quatre mouvements peut être chantée lors des fiançailles, dans la mesure où elle ne l’est, d’ordinaire, qu’à des occasions bien précises. Il appartient à un Rav de trancher, en la matière. (Réponse du Rabbi)
Le terme Irroussin A mon humble avis, il n’y a pas lieu de prononcer ou d’écrire, à propos des fiançailles, et tant que le mariage n’a pas été célébré, le terme Irroussin qui désigne, en fait, la première partie de ce mariage, plutôt que les fiançailles. Vous voudrez bien m’excuser de formuler cette remarque. (Techouvot Ou Biyourim, page 436)
Certains Rabbanim, pour annoncer que des fiançailles seront célébrés entre un jeune homme et une jeune fille, diffusent des lettres et font des annonces dans des journaux qui sont distribués dans les cent vingt sept provinces où s’étend leur renommée. Ils y expliquent qu’un tel et une telle ont contracté des Irroussin. Une telle formulation est, tout simplement, une marque d’ignorance. En effet, les Irroussin confèrent, à part entière, le statut de femme mariée et les conséquences peuvent être dramatiques. A l’opposé, les fiançailles peuvent être appelées Kichoureï Tenaïm, “ fixation des conditions ”, une expression qui est, du reste, utilisée par les Décisionnaires. Si l’on explique tout cela à quelqu’un en lui soulignant qu’il est un ignorant, il est clair que celuici ne changera sûrement pas sa manière d’agir, car il s’emploiera à relever le défi. Il est donc préférable de lui confirmer qu’il est effectivement une importante personnalité, que d’aussi petits détails ne sont pas de son rang et qu’en conséquence, quelqu’un de plus petit que lui avait constaté un détail qui lui avait échappé. Point essentiel, s’il y avait un quelconque avantage à se servir du terme Irroussin, on pourrait alors se demander si celui-ci contrebalance l’inconvénient ou bien si l’inverse est vrai. Mais, en l’occurrence, il n’y a strictement aucun avantage à le faire. Dès lors, pourquoi s’exposer au doute et introduire ce qui est de nature à constituer une entrave, alors qu’il suffit, en la matière, de parler de Kichoureï Tenaïm ? Bien plus, si un Rav emploie cette expression dans l’une de ses lettres, il ne peut savoir ce qu’il adviendra par la suite. D’autres consulteront ses écrits et penseront que les Kichoureï Tenaïm de leur fille sont des Irroussin. Il est une Mitsva de diffuser ces propos. (Discours du Rabbi, Chabbat Parchat Tissa 5739-1979)
Une délégation d’ingénieurs et d’experts du Hamas a été reçue en Israël, à Rishon Le Tsion dans la banlieue de Tel-Aviv, il y a deux mois et demi dans le cadre d’un transfert de technologie portant sur le traitement des eaux usées.
L’information a été tenue secrète en raison de l’embargo appliqué par Israël et de la volonté des deux parties de ne pas communiquer sur leurs échanges. La décision de coopérer résulte d’un cas de force majeur: la dégradation des infrastructures de traitements des eaux usées à Gaza et l’imminence d’une catastrophe humanitaire. La délégation de fonctionnaires du Hamas a donc visité le système de traitements des eaux usées du Goush Dan (métropole de Tel-Aviv) et l’institut technique éponyme afin de recueillir le maximum d’informations utiles.
Les experts de l’Onu estiment que la rupture du principal collecteur à Gaza pourrait entraîner des milliers de morts côté palestinien. Par ailleurs, les eaux polluées s’écouleraient également vers la mer par les oueds, entraînant une contamination totale de la côte d’Ashkelon et une situation très difficile à maîtriser sur le plan sanitaire. Aucun dispositif ne permet aujourd’hui de faire face à une catastrophe écologique de ce type. L’usine de dessalement d’Ashkelon serait notamment impactée de plein fouet en cas de pollution majeure. (sources militaires)
La fille d’un chef du Hamas transférée dans un hôpital d’Amman
Le ministre de la Défense Ehoud Barak et le chef d’état-major Gaby Ashkenazy ont permis vendredi le transfert à Amman de la fille d’un des chefs du Hamas, qui devait subir d’urgence une opération dans la capitale jordanienne.
L’enfant, dont le père est le terroriste Fathi Hamed, avait été opérée une première fois sans succès dans la bande de Gaza et devait donc être soignée au plus vite. Après un bref passage à l’hôpital Barzilaï d’Ashkelon, elle a été transportée à Amman à bord d’un hélicoptère.
La libération de Guilad Shalit serait-elle proche?
Après la Hongrie, où l’extrême droite raciste a réussi tout récemment une percée spectaculaire en parvenant à introduire au Parlement 26 de ses représentants (16 % des voix), c’est en Autriche que la situation devient préoccupante.
Le pays attend les résultats des élections, qui ont lieu ce dimanche, et le président sortant Heinz Fischer, qui brigue un 2e mandat, semble sûr de sa victoire. Toutefois, il y aurait une ombre au tableau avec la popularité grandissante de la candidate du FPÖ (Parti de la liberté), Barbara Rosenkranz. Cette femme de 51 ans, mère de 10 enfants, appartient à l’aile ultraconservatrice de cette formation politique. Elle aurait réussi ces derniers mois à attirer de nombreux électeurs par des discours enflammés à connotation nettement néonazie.
Le mari de Barbara, Horst, éditeur d’une revue, Fakten, est le fondateur du parti néonazi NDP, déclaré hors-la-loi, et dirige une organisation qui aide les militants néonazis emprisonnés. Quant à Barbara Rosenkranz, elle lutte notamment pour l’amendement de la loi interdisant les propos négationnistes.
L’électorat de Mme Rosenkranz comprendrait notamment d’anciens partisans de Jörg Haider ainsi que des opposants à l’Union européenne et à la globalisation. On peut aussi citer parmi ses supporters Hans Dichland, patron du journal Kronen Zeitung.
Israël a aidé à la défection d'un savant iranien impliqué dans le programme nucléaire de son pays, a indiqué samedi la radio militaire israélienne en citant un vice-ministre. Un savant atomiste a récemment demandé l'asile politique à Israël après avoir été aidé à sortir de son pays, a affirmé lors d'une réunion publique à Ramat Gan, près de Tel Aviv, le vice-ministre chargé du développement du Néguev et de la Galilée, Ayoub Kara, a précisé la radio. "Il est encore trop tôt pour donner d'autres détails", a ajouté le vice-ministre qui s'est borné à indiquer que ce savant "séjourne actuellement dans un pays ami". "Israël aidera tous ceux qui veulent lever la menace stratégique nucléaire que fait peser l'Iran non seulement sur notre pays, mais sur l'ensemble du monde civilisé et démocratique", a ajouté M. Kara, selon la radio. Israël, comme ses alliés américains et occidentaux, accuse l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil. Téhéran dément ces accusations. Téhéran a récemment affirmé qu'un de ses physiciens nucléaires, Shahram Amiri, se trouvait actuellement aux Etats-Unis après avoir été "enlevé" en 2009 en Arabie saoudite, où il se rendait en pèlerinage. La chaîne de télévision ABC News a affirmé fin mars que sa "disparition" en Arabie saoudite avait été organisée par la CIA, que M. Amiri avait fait défection et collaborait avec les renseignements américains. Un voile de mystère a également entouré la disparition en 2007 en Turquie d'un ancien vice-ministre iranien de la Défense, le général Ali Reza Asghari. Téhéran avait accusé les renseignements occidentaux de l'avoir enlevé et certains médias défendaient au contraire la thèse d'une défection volontaire vers des pays occidentaux. Des médias israéliens avaient suggéré que son rapt aurait pu être l'oeuvre du Mossad, les renseignements israéliens.
L’institution d’enseignement supérieur Quinnipiac University a effectué un sondage d’opinion:
Auprès d’électeurs non-juifs: 42% des personnes interrogées considèrent qu’Obama n’est pas un allié fiable d’Israël tel qu’il se présente contre 34% qui le pensent. 44% ne sont pas satisfaits de la manière avec laquelle Obama gère les relations entre Israël et les palestiniens contre 35% qui en sont satisfaits.
Auprès d’électeurs juifs: 67% ne sont pas satisfaits contre 28% qui le sont.
57% des personnes interrogées (juifs et non-juifs) affirment soutenir Israël.
Le Beth Habad de Créteil en collaboration avec l’A.C.I.C encouragent tous les enfants à participer à la Grande Parade de LAG BAOMER suivi d’un après midi inoubliable au pars st Cloud.
Il y aura 3 points de rdv dimanche 2 mai 2010 à 9h00. Inscription au 06.61.84.16.94
Même si nous ne refuserons pas les enfants qui viendront spontanément, il est tout de même préférable de s’inscrire préalablement.
Un après midi récréatif est d’ailleurs organisé ce dimanche afin de préparer les enfants à la parade.
Chaque enfant repartira avec sa pancarte personnalisée.
Mercredi dernier les Institutions Loubavitch de Vincennes S.Mandé organisaient un kinouss Torah comme le demande le Rabbi à l’issue des fêtes.
Ainsi, c’est plus d’une centaine de personnes de la communauté, et des environs qui se rassemblèrent dans la synagogue pour l’occasion.
La soirée présentée par le machpia klali de la yéchiva le Rav T.D. Hacohen Pachter s’ouvrit par le discours de celui ci qui rapporta le Dvar Malhout de la semaine en cours.
Il fut suivi de l’invité d’honneur de cet événement : le Rav Y.M Stern, membre du haut tribunal rabbinique du Rav Vozner et auteur de nombreux ouvrages de halakha qui expliqua profondément l’une des facettes de l’interdiction de cuire pendant chabbat.
Il fut suivi du Rav Taieb directeur des institutions Loubavitch de Vincennes S. Mandé et Av Beth Din « Chalom Vatsédek »qui démontra le caractère universel d’une loi concernant l’extermination du hamets figurant dans le choulhan arouh du Admour Hazaken.
Puis, le Rav L.Y Fraenkel, maguid chiour de chiour guimel et organisateur de la soirée fit une longue et passionnante démonstration comparant la notion de la hazaka telle qu’elle apparaît dans le domaine des dommages (« chor mouad/chor tam ») et dans le domaine de la téfila (en ce qui concerne celui qui qui aurait un doute s’il a bien permuté les formules de l’été à l’hiver et inversement dans la amida).
Le Rav Pachter a conclu la soirée en donnant rendez-vous à l’assistance pour le prochain évènement en l’occurrence la céremonie de conclusion de l’étude du Michné Torah le 25 Avril à 20h30.
Le temps est le tissu même de l’existence. Il nous accompagne quoi que nous fassions, en quelque lieu que nous nous trouvions. Souvent, il est la grande interrogation de l’homme. « D’où venons-nous ? » et « où allons-nous ? » ne sont-ils pas les grandes questions de toute créature pensante, n’expriment-ils pas les inquiétudes existentielles les plus profondes ? Peut-être toute civilisation se mesure-t-elle aussi, dans son avancée morale et intellectuelle, par son rapport avec le temps ? C’est ainsi que certaines sociétés ont pu en avoir une approche plus sereine et d’autres, plus exigeante d’immédiateté. Certaines ont cru y lire les lignes pré-écrites d’un destin inéluctable tandis que d’autres n’ont voulu vivre que dans l’instant sans jamais s’interroger sur le devenir des choses. Et pourtant, a-t-on presque envie de dire, le temps passe…
C’est alors que revient, dans ce toujours étonnant calendrier juif, le compte de l’Omer. Dans ce même cadre, sa portée spirituelle, rituelle a été largement évoquée. Reste à définir ce qu’il implique dans notre propre relation au temps. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Compter l’Omer, soir après soir, c’est, très concrètement compter les jours qui s’étendent entre la fête de Pessa’h, la sortie d’Egypte, et celle de Chavouot, le Don de la Torah. C’est compter ainsi le temps ou, plus encore, le sanctifier en en faisant l’objet d’un commandement divin, associé au prononcé d’une bénédiction. L’entreprise est proprement bouleversante. Faire du temps un élément de « sainteté », c’est transformer une des dimensions majeures du monde, c’est donner à notre cadre de vie, obligatoire et constant, un sens différent, plus grand que ce qu’une créature peut prétendre atteindre voire simplement penser. Il existe deux attitudes générales possibles en ce qui concerne le temps : le laisser passer ou le faire passer. En d’autres termes, il est possible de lui attribuer toutes les forces et les vertus ou de refuser de le prendre en compte au bénéfice du « tout, tout de suite » ou bien, au contraire, d’en assumer toute la puissance et de la canaliser au service de l’homme, spécialement dans son lien avec D.ieu. Le compte de l’Omer, c’est, d’une certaine façon, l’expression de cette volonté. Faire passer le temps plutôt que le laisser à lui-même. En substance, le faire aller là où cela importe. C’est décidément l’enjeu de la période. Nous sommes encore au début du voyage. Il est celui, non de notre destin, mais de notre avenir.
Avec quel conducteur, une femme qui doit accoucher Chabbat, se rendra-t-elle à la maternité?
Réponse: La meilleure solution sera de se rendre à la maternité avec un conducteur non-juif. Si cela n'est pas possible, il vaudra mieux que le conducteur soit un Juif respectueux des Mitsvot afin qu'il réduise au maximum la profanation des interdits chabbatiques.
Source: שמירת שבת כהלכתה פרק מ סעיף עג Réponse donnée par le Rav Barou'h Blizinski (chabad.org.il) - Traduction assurée par la rédaction du Toramel Chnéor
Les habitants d’Eilat ont été réveillés jeudi matin, vers 5 heures, par une forte explosion. Ce n’est que quelques heures plus tard qu’ils ont appris qu’elle provenait de deux roquettes Katioucha: la première a atterri dans la Mer Rouge et la seconde dans la zone industrielle d’Akaba, en Jordanie.
Les engins ont sans doute été tirés depuis le Sinaï et ont survolé la ville balnéaire. On ignore pour l’instant qui est responsable de ce tir et quelle était la cible visée. Personne n’a été blessé.
Le président Barack Obama semble toujours aussi déterminé à relancer les négociations entre Israël et les Palestiniens et multiplie ses pressions sur le gouvernement Netanyahou afin que celui-ci cède finalement à ses exigences.
D’après le Wall Street Journal, de hauts responsables américains auraient rencontré cette semaine à Jérusalem les représentants de Netanyahou en vue de le convaincre d’accepter certaines concessions pour permettre l’ouverture d’un dialogue, pour l’instant indirect, avec l’AP. Il s’agit de Dan Shapiro, responsable du dossier Proche-Orient à la Maison Blanche, et de David Hale, l’adjoint de George Mitchell, qui ont été reçus par Itshak Molcho.
Mais le Premier ministre refuse toujours de geler la construction dans le quartier est de Jérusalem, comme le demande Washington. Toutefois, il pourrait être prêt à un certain «assouplissement» de sa politique sur d’autres questions. En effet, selon des responsables américains, la réponse du Premier ministre ne serait peut-être pas définitive, étant donné qu’il a accepté de débattre de 12 autres points, dont la libération de «détenus» palestiniens, la levée du « blocus » sur Gaza et d’un certain nombre de barrages en Judée-Samarie, et l’élargissement du territoire placé sous le contrôle des «services de sécurité» palestiniens.
Netanyahou serait même disposé, selon certaines sources, à discuter de la question des «frontières» et du «statut de Jérusalem» dans le cadre de négociations, directes ou indirectes avec l’AP.
Le conseiller à la Sécurité nationale des Etats-Unis, le général James Jones, aurait fait part il y a quelques heures de son «découragement», face à la situation actuelle. Prenant la parole à l’occasion du 25e anniversaire de l’Institut du Proche-Orient de Washington, il a déclaré être «déçu qu’Israël et les Palestiniens n’aient pas relancé des pourparlers directs». Et d’ajouter: «Il est temps d’entamer ces négociations et de mettre un terme à tous ces prétextes. Il est temps que tous les leaders de la région, israéliens, palestiniens et arabes, soutiennent les efforts de paix. Il est temps de faire preuve de courage et de leadership, comme l’ont fait Sadate, Hussein et Rabin».
La situation est donc toujours aussi complexe et incertaine, surtout dans un contexte où les Américains affirment avoir conservé leurs liens d’amitié indéfectibles avec l’Etat d’Israël.
La récente convocation du député syrien Zouheir Jabbour par les Etats-Unis, au sujet du transfert d'armes de la Syrie au Hezbollah, confirme l'existence de sérieuses tensions au Nord.
Soupçonnée d'avoir transféré des missiles Scud-D au Hezbollah, Damas continue de nier.
Mais le problème des Scud n'est qu'un point de détail de la situation qui a fait jour depuis août 2006. Il s'agit de la preuve que la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a mis fin à la seconde guerre du Liban, fait désormais figure de lettre morte devant le "bloc de résistance" constitué par l'Iran, la Syrie et le Hezbollah.
Les dispositions de la résolution sont pourtant claires. Elles appellent au désarmement de tous les groupes armés au Liban, de façon à ce qu'il n'y ait plus d'armes ou d'autorités autres que celles de l'Etat. Elles interdisent également explicitement "les ventes ou l'approvisionnement en armes et matériel lié au Liban, sauf accord du gouvernement".
Le Hezbollah et ses commanditaires ont habilement évalué que ni le gouvernement du Liban, ni les Nations unies, pas plus que la "communauté internationale", ne seraient capables de faire appliquer ces clauses. Les Nations unies elles-mêmes reconnaissent la faiblesse des arrangements le long de la frontière libano-syrienne.
Deux évaluations de la frontière supervisée par les Nations unies ont été menées depuis la fin du conflit, respectivement en juin 2007 et en août 2008. La seconde étude rapporte que "même en prenant en compte la situation politique difficile du Liban durant l'année passée, les progrès visant à atteindre les buts de la résolution 1701 ont été insuffisants".
La "situation politique difficile" de 2008 fait référence au fait que la seule tentative du gouvernement libanais, élu pour reprendre le pouvoir sur la Syrie, s'est soldée par une violente déroute.
Le groupe paramilitaire non-étatique le plus armé au monde
Conséquence : ces trois dernières années, sous le regard indifférent du monde entier, les routes entre la Syrie et le Liban fredonnent au son des camions blindés et des véhicules acheminant l'armement syrien et iranien au Liban. Si le rapport dit vrai, le Hezbollah serait de loin le groupe paramilitaire non-étatique le plus armé au monde.
Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement qu'une guerre est imminente. Israël ne semble pas pressé de punir le Hezbollah et la Syrie. Comme ses ennemis, le gouvernement israélien est publiquement responsable et il lui serait difficile de justifier une frappe préventive devant ses citoyens.
Quant au Hezbollah et à la Syrie, pas plus pressés d'initier les hostilités, ils ont compris que rien n'entravait leur route et qu'ils peuvent continuer d'opérer tranquillement.