C’est une nouvelle qui risque d’être retentissante et d’ouvrir l’une des plaies de la société israélienne, la disparition de trois militaires israéliens lors de l’Opération Paix en Galilée, la Première Guerre du Liban en 1982. Trois tankistes, Zekharia Baumel, Tzvi Feldman, et Yaacov Katz avaient été portés disparus lors des violents combats contre les forces syriennes dans la Beqaa libanaise, dans ce qu’on a appelé plus tard la Bataille de Sultan Yaacoub. M. Ehoud Barak l’actuel ministre de la Défense était alors le commandant adjoint de la division qui y combattait. D’après des milieux militaires israéliens, ont été récemment découverts dans ce secteur le cadavre d’un soldat syrien, des papiers militaires et des restes humains. Est-ce que 28 ans après, on a retrouvé les restes d’un ou de tous les soldats israéliens disparus dans cette bataille?
Or Ashwall est la nouvelle lauréate du Concours biblique international dont la finale a eu lieu mardi matin, Yom Haatsmaout. La jeune fille, âgée de 17 ans, l’a emporté sur la vingtaine de candidats, d’Israël et de l’étranger, venus participer à la compétition.
Or Ashwall, originaire de Kfar Saba, étudie à la Oulpana Amana. Elle a su répondre sans hésiter à toutes les questions, parfois très difficiles, qui ont été posées aux candidats, et a surtout surmonté l’obstacle de la « question du Premier ministre », ce qui lui a permis d’obtenir la première place.
Or a de qui tenir: elle est la fille de l’avocat Shimon Ashwall, qui a été lui-même le second du vainqueur de ce même concours biblique en 5743 (1983).
Le maire de Kfar Saba, Yehouda Ben Hamou, est fier de cette performance qui honore sa ville. Il a congratulé l’heureuse lauréate en déclarant: « Je tiens à féliciter Or pour cette merveilleuse réussite, qui procure une grande joie et un grand honneur à sa famille et à toute la ville de Kfar Saba ».
De son côté, Or a expliqué: « Le Tanakh est enraciné dans ma famille, depuis mon grand-père. Que ce soit le Shabbat, autour de la table familiale, ou dans nos randonnées dans le pays, et à tout moment de la journée ». Mais Or n’oublie pas la Oulpena (lycée de jeunes filles religieuses) où elle est élève depuis des années: « J’ai bénéficié d’un grand soutien de mon école et plus particulièrement du responsable des études du Tanakh, Koby Fried, qui m’a beaucoup aidée dans mes révisions ».
La présence du fils du Premier ministre, Avner Netanyahou, parmi les meilleurs candidats du concours, a quelque peu éclipsé celle des deux gagnants, Or Ashwall , arrivée à la première place de cette brillante compétition, et son second, El’ad Nahshon, dont la presse a bien souvent oublié de publier la photo. Avner, pour sa part, se trouve à la troisième place.
C’est toujours un moment émouvant de voir cette vingtaine de jeunes, d’Israël et de l’étranger, répondre sans sourciller aux questions de plus en plus difficiles qui leur sont posées, montrant une connaissance quasi-parfaite du Tanakh (la Bible). Réunis mardi matin au théâtre de Jérusalem, ils ont fait preuve d’une maîtrise remarquable des textes, face à un jury composé notamment de l’ancien président de l’Etat Itshak Navon, du maire de Jérusalem Nir Barkat, du président de l’Agence Juive Nathan Sharansky et de l’aumônier général de Tsahal, le Rav Ronsky.
Lors de la Cérémonie du Souvenir au Mont des Oliviers, le Président de la Knesset, Reouven Rivline a juré fidélité à Jérusalem, capitale d’Israël. « Il y a aujourd’hui parmi nous des gens dont la motivation s’est affaiblie, pour lesquels Sion se transforme peu à peu en Ouganda, et qui accepteraient de diviser la Ville du Roi David », a-t-il martelé. Il s’est adressé aux familles en deuil et leur a dit : « Le développement et la beauté de Jérusalem sont notre consolation. Grâce au sacrifice de vos fils, à l’éducation que vous leur avez donnée, cette ville a retrouvé sa beauté et sa vivacité d’antan ». Il n’a cependant pas caché son inquiétude quant à l’avenir de la ville et qu’il faudra lutter pour la préserver : « Ceux qui ont combattu pour la libérer sont prêts à le faire aujourd’hui. Nous ne nous tairons pas, et nous ne resterons pas les bras croisés lorsque quiconque osera porter sa main sur Jérusalem !» Il a ensuite rajouté « que ce n’était pas un hasard si chaque nouvelle maison juive à Jérusalem mettait le monde entier en ébullition, car Jérusalem est le cœur du monde. Et aujourd’hui, nous jurons fidélité à Jérusalem, et nous clamons ensemble cette antique prière : ‘Si je t’oublie ô Jérusalem, que ma main droite m’oublie’! »
Dans ce reportage, la soeur de Roï, part à la recherche de témoignages sur son héroïque frère.
Pour tous les Israéliens, le nom de Royi Klein est devenu le synonyme de l'héroïsme, du sacrifice de soi, et de toutes les valeurs du judaïsme, qui se perpétuent jusqu'à nos jours. Ce jeune officier, tombé en juillet 2006, pendant la Deuxième Guerre du Liban en se jetant sur une grenade pour sauver ses soldats, a rejoint l'histoire de notre Peuple.
Le commandant Royi Klein (que sa mémoire soit bénie), chef de bataillon adjoint du 51ème des Golanis, de l’implantation de Eli participait aux combats de Bent Djbel.
Soudain, il voit une grenade qui traverse l’air, qui se rapproche, qui va bientôt exploser devant lui et au milieu de son unité. C’est une question de secondes. Impossible d’empêcher l’explosion, ni même de se protéger en s’enfouissant dans le sable. La seule chose qu’on pouvait encore faire, c’est ce que Roï Klein a fait : il se jete sur la grenade au moment où elle atteind le sol, pour que son corps couvre le maximum du souffle et que ses hommes, eux, soient sauvés. Son sacrifice a le résultat attendu. Ses soldats, qui furent sauvés, racontent qu’il a crié " Chema Israël " (" Ecoute Israël ", lorsque la grenade a explosé.
Royi Klein, héros mythique d’une ère anti-héros est mort le jour de son anniversaire (2 Av 5735 - 2 Av 5766), à 31 ans.
On raconte qu’il jouait du saxophone de manière remarquable, qu’il était un intellectuel brillant, qui avait achevé ses études d’ingénierie avec distinction.
D’après son entourage, c’était un homme pudique et calme. Et d’après sa veuve, ses enfants lui ressemblent.
Une équipe de 'Habad -Marseille 8ème s'est rendue avec le Rav Eliahou Altabé à l'aéroport de MP, pour distribuer des centaines de sandwiches frais, de boissons et des petit "Téfilat Hadere'h" et plein d'ambiance aux centaines de touristes juifs descendus dans le sud de la France à l'aéroport de Marseille Provence dans l'espoir de pouvoir prendre un avion à destination de Tel Aviv (et de Thailande).
Inutile de préciser quel soulagement se fut pour beaucoup de passagers et des maman avec leurs bébés, lorsqu'une bouteille d'eau fraiche ou un sandwich cacher distribués à un moment bien apprécié... après un long voyage et d'interminables files d'attentes.
Merci au Rabbi d'avoir enseigné tellement d'amour pour un autre juif, même inconnu!
Le pain et la Parole de D.ieu Le verset (Devarim 8, 3) : “ Car ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme, mais de la Parole de D.ieu ” doit être interprété de la manière suivante. Un homme ne tire pas sa vitalité des ingrédients matériels composant les aliments dont il se nourrit, “ seulement du pain ”. Il vit, en réalité, par la parcelle divine, la “ Parole de D.ieu ” qui se trouve en ces aliments. Celle-ci se confond à sa chair et à son sang, alors que tout le reste devient des déchets, refoulés à l’extérieur par l’organisme. (Likouteï Si’hot, tome 19, page 295)
Message de l’âme Lorsque tu as faim ou soif, sache qu’un message adressé à ton corps est ainsi émis par ton âme, désirant intégrer la vitalité divine qui se trouve dans cet aliment ou dans cette boisson afin de pouvoir mener à bien la mission qui lui a été assignée par la divine Providence, ici-bas. (Kéter Chem Tov, page 25)
Finalité de la nourriture Un homme ne mange pas pour ce qu’il tire de l’aliment, car il a, en réalité, un niveau plus haut que celui de cet aliment. En réalité, Il consomme l’aliment dans son intérêt, afin de lui apporter l’élévation. Pour autant, il peut en être ainsi uniquement dans la mesure où cet homme est bien animé d’une telle motivation. A l’opposé, si son seul but est la recherche de son propre plaisir, il provoque irrémédiablement la chute de cet aliment. (Likouteï Si’hot, tome 2, page 455)
Ruse Un Juif mange avec ruse. En observant l’homme rusé, on peut penser qu’il pactise avec son ennemi, alors qu’en réalité, il agit à l’encontre de sa volonté. Il semble s’investir dans le monde matériel, manger et boire, alors qu’en fait, sa seule motivation est le Nom de D.ieu. Il ne fait, en l’occurrence, que porter les “ vêtements d’Essav ”. Car, il est animé d’un désir profond, celui de restituer au domaine de la sainteté les parcelles divines se trouvant dans ces aliments. (Likouteï Si’hot, tome 3, page 796)
Végétal Commentant le verset : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ”, le Sifri dit : “ Cela nous enseigne qu’un homme reçoit la vitalité uniquement de l’arbre ”. Certes, il consomme également de la viande, mais seul le pain le rassasie. De fait, D.ieu façonna son corps en sorte que sa vitalité provienne essentiellement des végétaux, précisément parce que ceux-ci poussent et grandissent sans cesse. Et, celui qui grandit le plus, qui devient le plus haut est l’arbre. (Likouteï Si’hot, tome 4, page 1114)
Goût et odeur Un aliment se caractérise, en outre, par son odeur et, de fait, le sens olfactif surpasse le fait de manger. C’est pour cette raison qu’un aliment est consommé par la bouche, le portique révélant la dimension superficielle de l’intellect. A l’opposé, on sent par le nez, portique révélant sa dimension profonde. (Likouteï Si’hot, tome 5, page 402)
Faim et soif L’homme qui mange du pain parce qu’il a faim, qui boit de l’eau parce qu’il a soif, ne recherche pas la compréhension intellectuelle de la manière dont le pain assouvit la faim et l’eau, la soif. Or, il doit en être de même, dans le domaine spirituel. L’âme a faim et soif du pain et de l’eau que sont la Torah et des Mitsvot, mais seule importe l’action concrète, qui est nécessairement la première étape. On ne peut en aucune façon attendre d’avoir compris pour agir. (Likouteï Si’hot, tome 11, page 294)
Partie intégrante de la chair Les aliments se confondent à la chair et au sang. C’est la raison pour laquelle l’homme acquiert le caractère de ce qu’il mange. De ce fait, il est permis de consommer la viande d’un animal cacher, mais non son sang. Car, la digestion modifie la nature de la viande, avant de l’intégrer à la chair, ce qui écarte le risque, alors que le sang, qui est liquide, en deviendrait partie intégrante sans être modifié. Ceux qui consomment abondamment du sang acquièrent ainsi pleinement les caractères de leur âme animale. (Likouteï Si’hot, tome 14, page 51)
Le rôle de la femme Pour apporter l’élévation à la matière, il est nécessaire de posséder une soumission profonde. Or, une femme possède cette qualité d’une manière naturelle, alors que “ l’homme est, par nature, conquérant ”. C’est précisément pour cela qu’il revient généralement à la femme de préparer les aliments que tous consomment par la suite. (Likouteï Si’hot, tome 20, page 224)
Le repas du Machia’h Toute action doit être pénétrée de la conscience de la délivrance et du Machia’h. Ceci s’applique également à ce que l’on mange et à ce que l’on boit. En effet, on doit attendre avec impatience le festin au cours duquel on servira le Léviathan, le grand Buffle et le vin vieux. Bien plus, même à l’issue d’un copieux repas, on aura encore faim de ce festin et l’on affirmera donc à D.ieu que l’on se trouve dans l’impossibilité d’accomplir pleinement les termes du verset : “ Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras l’Eternel ”, tant que le Saint béni soit-Il n’aura pas dressé la table du monde futur. (Discours du Rabbi, Chabbat Parchat Vayéra 5752-1991)
26 II Adar, 5749 - 2 avril 1989
Le Rabbi au maire d'Ariel : «Dites aux juifs en Israël et faites connaître partout que les rumeurs sur la restitution de territoires sont sans fondement. Ces rumeurs sont la cause de l'Intifada, car elles laissent croire qu'il ya quelque chose à gagner par la violence. Israël restera entier, et Machia'h ajoutera bientôt le reste des terres dans la quiétude, agréablement et sans aucun combats."
fr.chabad.org Adapté d'un discours du Rabbi de Loubavitch
1. La mort de Nadav et Avihou
Notre paracha commence par le verset1 : «Et l’Eternel parla à Moïse, après la mort des deux fils d’Aharon, lorsqu’ils s’approchèrent de l’Éternel et qu’ils moururent».2 Les derniers mots de ce verset présentent une difficulté : pourquoi la Torah ajoute-t-elle « ils moururent », alors qu’il a déjà été mentionné : «après la mort des deux fils d’Aharon» ?
Le Midrache, en expliquant la raison de leur mort, donne les arguments suivants : ils avaient pénétré dans le Saint des Saints ; ils ne portaient pas les habits sacerdotaux nécessaires pour leur service ; ils n’avaient pas d’enfants ; et ils n’étaient pas mariés. Ceci suscite une seconde question : quelle est la source de ce Midrache ? Où est-il fait allusion à ces fautes dans la Torah ?
Plus encore : comment peut-on supposer que les deux fils d’Aharon, Nadav et Avihou, aient pu se rendre coupables d’un péché ? Le Midrache relate3 que Moïse dit à Aharon : « Aharon, mon frère, je savais que le Sanctuaire serait sanctifié par ceux qui sont les bien-aimés et les proches de D.ieu. Maintenant je sais qu’ils (Nadav et Avihou) sont plus grands que toi et moi. » Si c’est ainsi, comment ont-ils pu pécher? (Lire la suite)
Jaroslaw Kaczynski, ancien premier ministre de Pologne et frère jumeau du président défunt, reçoit les condoléances des Chlouhim Loubavitch de Pologne. De droite a gauche : Rav Levi Matusof, Chlia’h à l’Union Européene, Rav Shalom Stambler, Chlia’h de Varsovie, Rav Eliezer Gurary, Chlia’h de Krakovie.
Coca-Cola, ou la boisson dont la recette secrète est mieux protégée que de nombreux programmes nucléaires. Un homme, pourtant, a eu accès à cette formule : le Rav Tuvia Geffen. C’est lui qui a décrété le Coca-Cola casher. Figure de la communauté orthodoxe, Tuvia Geffen a mis ses compétences au service du maintien des relations avec le monde séculier. Né en Lituanie en 1870, il émigre aux Etats-Unis en 1903. D’abord New York, puis Canton (Ohio) en 1907 et enfin Atlanta en 1910.
Au début des années 1930, sa fille Helen, qui étudie la chimie alimentaire à l’Université de Georgie, décide, dans le cadre d’un projet d’études, d’analyser les composants du Coca-Cola. Elle découvre que la boisson contient une glycérine dérivée de gras animal. A l’époque, certains rabbins locaux avaient déjà accordé un certificat de casherout au Coca-Cola. Deux possibilités : soit les rabbins n’étaient pas au courant de la présence de cette glycérine d’origine animale, soit ils avaient appliqué la règle dite des “soixantièmes” (batel be shishim) : si une substance représente moins de 1/60e du produit, elle est considérée comme nulle.
“Quand mon père a appris la présence de cette glycérine, il n’était pas content”, raconte Adler, la fille d’Hélène. Problème : la règle des 1/60e ne fonctionne que si l’ingrédient est ajouté accidentellement. Or, puisque la glycérine animale non casher est intégrée intentionnellement au Coca-Cola, la boisson devient impropre à une consommation en respect des lois de casherout.
Que faire ? Arrêter de boire du Coca-Cola ? Certainement pas. Le Rav décide alors de prendre les choses en main : il contacte Harold Hirsh, responsable des affaires juridiques de Coca-Cola par chance membre éminent de la communauté juive d’Atlanta et lui a fait part de sa découverte. Hirsh s’entretient avec Asa Candler, fondateur et propriétaire de Coca-Cola.
Bien avant que les mots “mondialisation” et “multinationale” ne soient inventés, Candler voulait une consommation de Coca-Cola partout dans le monde. Apprenant qu’un groupe de personnes (les Juifs) ne peuvent plus consommer son soda, il se met dans tous ses états : “Comment ! Il y a des gens que ne peuvent pas boire du Coca-Cola ? Je veux que tout le monde puisse boire du Coca-Cola. Faites quelque chose pour changer ça.”
Le rav Geffen va alors rencontrer des cadres de l’entreprise, qui vont lui communiquer la formule secrète. Et la société va accepter de substituer la glycérine animale par un autre ingrédient. Idem pour une substance à base de maïs qui va, elle aussi, disparaître de la composition. Ainsi, le Coca-Cola est devenu non seulement casher, mais aussi casher pour Pessah. Validé par le hekhsher (autorisation officielle rabbinique) du rav Geffen.
Mais Tuvia Geffen est un peu plus que “rabbi Coca-Cola”. Outre son succès avec la célèbre boisson, il s’est illustré sur de nombreux plans. Il a notamment travaillé pour l’établissement de normes de casherout, pour la formation des shohatim (abatteurs rituels) et de bouchers casher. Il a également tenu une école juive à son domicile jusqu’à ce qu’un établissement communautaire soit établi en 1913. En outre, Geffen a travaillé activement pour l’amélioration du sort des prisonniers juifs ou encore pour la cause des agounot – ces femmes en attente du ghet, divorce religieux – réussissant souvent à localiser les époux et à obtenir séparation officielle.
Entre 1924 et 1961, le Rav Geffen a publié sept livres en hébreu, en yiddish et en anglais. Il est aussi l’auteur de textes midrachiques, de poèmes, de pilpoulim (disputes) et teshouvot (réponses), ainsi que de nombreux articles de recherche.—
La compagnie El Al se trouve par miracle relativement épargnée par la crise, ce qui n’est pas du tout le cas du Duty Free de l’aéroport Ben Gourion (baisse dramatique des ventes). En effet, El Al respecte le shabbat et ne vole pas à partir de vendredi après-midi jusqu’à samedi soir. Ainsi, finalement assez peu de vols ont été annulés par la compagnie ce week-end. EL AL se rattrape sur ses lignes en direction de l’Asie qui sont actuellement surbookées. “Seulement” 50 vols ont été annulés depuis hier et plus de 10 000 passagers sont bloqués en Israël.
Hier soir une petite bonne nouvelle : “Le directeur général de la compagnie aérienne El Al, Eliézer Shekdi, a annoncé que des vols spéciaux allaient être mis en place pour ramener d’Europe les voyageurs bloqués en raison du nuage de poussières volcaniques. Ceux qui détiennent des billets d’El Al ou Sundor, toutes destinations confondues, pourront embarquer dans les aéroports du sud du continent, Madrid, Rome ou Barcelone. (en appelant le 972-3-9771133)”.
El Al est considérée comme la compagnie la plus sûre du monde. Du fait de la menace terroriste, elle a mis en œuvre, bien avant les attentats du 11 septembre 2001, des mesures draconiennes de sécurité à l’embarquement mais également pendant le vol. Les passagers sont fréquemment interrogés sur leur voyage avec des questions comme celles-ci : « Qui vous a fait votre valise ? » et « Pour quelle raison vous rendez-vous en Israël ? » El Al demeure l’une des rares compagnies à embarquer des agents de sécurité armés, ou sky marshals, dans leurs avions.
Selon le rapport financier publié par El Al, la compagnie aérienne israélienne a perdu en 2009 près de 76 millions de dollars. Les rentrées pour cette même année ont atteint le montant de plus d’un milliard et demi de dollars, contre 2,1 milliard en 2008.—
D’après le « Sunday Times », Israël aurait adressé un très sévère avertissement à Bachar El Assad, par l’intermédiaire d’une tierce partie, au sujet du récent transfert de missiles balistiques de longue portée au Hezbollah : « Si ces missiles sont tirés sur Israël, la Syrie sera considérée comme directement responsable, et c’est elle qui subira les foudres de Tsahal au point de la renvoyer à l’âge de pierre ». Un ministre israélien cité dans le journal britannique a ajouté « qu’en cas d’utilisation de cet armement, Tsahal détruirait notamment les centrales électriques, les ports, les réserves de carburant et d’autres infrastructure stratégiques sur le territoire syrien ». Ces déclarations extrêmement dramatiques rappellent ce qu’avait déclaré au début de l’année le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prédisant la fin du régime de Bachar El-Assad au cas où le Hezbollah attaquerait Israël. Selon les analystes israéliens, le doigt de plus en plus nettement pointé par Israël en direction de Damas indiquerait que le gouvernement libanais n’a plus le contrôle sur l’organisation terroriste chiite, qui est devenue une force incontournable et autonome au sein de l’Etat libanais. Alors qu’il y a quelques mois encore, les dirigeants israéliens déclaraient « que le gouvernement libanais serait tenu pour responsable en cas d’agression du Hezbollah » on considère désormais à Jérusalem « que le Hezbollah est une unité de l’armée syrienne basée au sud-Liban ». La livraison de ces missiles au Hezbollah est considérée avec la plus grande inquiétude à Tsahal car ils peuvent atteindre n’importe quel point en Israël, et surtout, peuvent être chargés d’armement chimique. Selon Ehoud Barak, « c’est la première fois dans l’Histoire qu’une organisation terroriste dispose de missiles balistiques. Assad joue avec le feu ! » On estime que le Hezbollah dispose à l’heure actuelle de près de 40.000 missiles en tous genres, dont 13.000 sont dirigés vers Israël et prêts à être lancés. Et récemment, des terroristes du mouvement chiite ont suivi des entraînements par des instructeurs syriens sur le lancement de tels missiles. Washington et certains régimes arabes se disent également « inquiets » par ce réarmement massif du Hezbollah, mais de manière concrète, la Maison Blanche n’a rien su faire de mieux que de convoquer l’ambassadeur syrien à Washington pour lui « demander des explications ». Certaines sources au Département d’Etat mettaient même en doute le fait que ces missiles aient réellement été livrés au Hezbollah ! Le gouvernement israélien, qui avait hésité à attaquer les convois acheminant ces missiles, avait finalement préféré en référer aux Américains afin qu’ils réagissent… Malgré toutes les preuves, Damas a démenti formellement avoir fourni cet armement au Hezbollah, prétendant dans le style de propagande traditionnel « qu’il s’agissait d’une manœuvre israélienne pour justifier une agression contre la Syrie ».
Le Rav Moché Malki, Chaliach du Rabbi a Milan, a organisé sans perdre de temps, des colis de première necessité (sandwich,boissons...) et a offert son aide aux juifs (en particulier israeliens), bloqués dans les gares et aéroports de MILAN, a cause du volcan d'islande, en trouvant des solutions pour les faire rentrer chez eux, ou bien passer le Chabbat chez lui.
Un ‘hassid de Vitebsk vint une fois voir le Tséma'h Tsedek (1789-1866) à Loubavitch. Son fils unique avait été convoqué pour les formalités préliminaires de l'armée, et cette année-là le règlement habituel d'exempter les enfants uniques n'avait pas été appliqué. En général les Juifs étaient très maltraités dans l'armée russe et constamment pressés de se convertir au Christianisme. Le ‘hassid supplia le Tséma'h Tsedek pour qu'il donne sa bénédiction afin que son fils soit exempté. Le Rabbi répliqua qu'il n'était en mesure de l'aider d'aucune façon. Alors, le ‘hassid demanda au fils du Tséma'h Tsedek, Rabbi Chmouel (connu sous l'acrostiche MaHaRaCH), de l'aider. Le Maharach s'en fut plaider pour le ‘hassid, mais il reçut la même réponse de la part de son père.
Deux jours avant l'examen de l'armée, le ‘hassid envoya un messager spécial auprès du Rabbi Maharach lui demandant une fois encore d'essayer d'insister auprès du Tséma'h Tsedek pour qu'il accorde sa bénédiction à son fils.
En réponse à la supplique du Rabbi Maharach, le Tséma'h Tsedek dit : « Pourquoi insister ? Je suis incapable de l'aider. » Puis il demanda à son fils de lui apporter un Midrache Tan'houma. Il l'ouvrit au verset « Quand tu prêtes de l'argent à quelqu'un de Mon peuple, au pauvre... » (Exode 22,25), et lui montra le commentaire du Midrache : « D.ieu a pitié du pauvre, dit Rabbi Pin'has le Cohen. D.ieu déclare : “L'âme du pauvre homme tremblait et était au bord de la mort tant il avait faim, et tu lui as permis de subsister. Je jure sur ta vie même que Je te récompenserai âme pour âme. Si demain ton fils ou ta fille tombait malade ou proche de la mort, Je me souviendrais de la Mitsva que tu as accomplie et te rendrais une vie pour une vie.” » Le Rabbi Maharach ne pouvait imaginer la raison qui poussait son père à lui montrer ce commentaire en ce moment précis.
Quelque temps plus tard, ils furent informés que le fils du ‘hassid avait été libéré du service militaire. Le Tséma'h Tsedek fut très heureux de la nouvelle. À cette époque, le Rabbi Maharach devait aller à Vitebsk pour voir le médecin Dr Heibenthal, et comme il était très curieux, il décida de rendre visite au ‘hassid et de lui demander ce qui s'était passé exactement.
Lorsqu'il rencontra le ‘hassid il lui demanda de lui raconter tout ce qui s'était passé le jour de l'examen, mais ce dernier ne put se rappeler rien d'exceptionnel. Le Rabbi Maharach se tourna vers la femme. Au début, elle non plus ne pouvait penser à rien d'important, puis brusquement, elle se souvint d'un pauvre homme qui était venu à la maison et avait demandé de la nourriture. Ils répondirent qu'ils étaient très affligés et très pressés, car ils se rendaient au cimetière prier sur la tombe de leurs chers disparus pour qu'ils intercèdent auprès de la Miséricorde Divine en faveur de leur fils et ils n'avaient pas de temps à lui accorder. Le pauvre homme insista, leur disant combien sa faim le faisait souffrir. De la nourriture en abondance avait été préparée ce jour-là, mais dans leur agitation et détresse la famille y avait à peine touché. La femme donna au pauvre homme de généreuses portions de toutes sortes de nourriture délectable...
Lorsqu'il eut entendu ceci, le Rabbi Maharach s'exclama : « C'est assez, c'est assez, maintenant je comprends ! »
« Ein od milvado » : il n’est rien d’autre que Lui. Trois mots qui expriment la quintessence de la foi juive. Encore faut-il ne serait-ce qu’entrevoir la profondeur de leur sens : il n’existe vraiment rien d’autre à part Lui !
Mais alors, qu’en est-il de ce monde, de tout ce qu’il semble contenir et des humains qui paraissent l’habiter? Ce que nos yeux croient voir ne serait donc qu’illusion ?
Non bien sûr : parce que la Torah nous enseigne « Au commencement D.ieu créa le ciel et la terre », nous savons que le monde est réel, que, dans leur profusion, les choses et les êtres que saisit notre regard sont bien là.
Pourtant ces deux affirmations ne sont-elles pas contradictoires ? S’il n’est rien d’autre que Lui, comment un monde réel est-il possible ?
Dans le Tanya (Porte de l’Unification et de la Foi §3 ) le fondateur du ‘Hassidisme ‘Habad, Rabbi Schnéour Zalman écrit :
« S’il avait été permis à l’oeil de percevoir la vitalité et la spiritualité qui, au sein de chaque créature, proviennent de la «bouche de D.ieu », « du souffle de Sa bouche », la matérialité de la créature, sa concrétude n’apparaîtraient aucunement à nos yeux. Car elles sont littéralement annulées par rapport à la vitalité et à la spiritualité sans lesquelles elles seraient à proprement parler néant véritable, exactement comme avant les six jours de la Création. Seule, la spiritualité que la créature reçoit de « la bouche de D.ieu », « du souffle de Sa bouche », la fait émerger en permanence du vide et du néant ».
Oui, le monde existe. Mais cette existence ne se peut que dans la volonté de son Créateur de la perpétuer. Que cette volonté (à D.ieu ne plaise) s’absente et le monde non pas cesserait d’exister mais n’aura jamais existé (le temps lui-même n’est-il pas une création ?).
Etre juif, c’est aussi s’efforcer de regarder le monde autrement, d’abandonner la gangue d’empirisme grossier qui nous fait croire que le monde et ses objets sont intangibles simplement parce que, jour après jour, nous les voyons. Ils n’ont pas, et nous n’avons pas, d’existence autre que celle que renouvelle en permanence Celui vers Qui nous nous tournons, dont nous proclamons la Royauté : il n’est rien d’autre que Lui.
Depuis le début de la fête de Pessa’h, nous sommes entrés dans un temps plus complexe qu’à l’accoutumée, comme marqué par des caractères opposés. Voici qu’en effet l’Omer et son décompte ont commencé. C’est, d’une part, l’époque de l’impatience qui sépare la sortie d’Egypte du Don de la Torah. Une impatience doublée d’une élévation spirituelle progressive qui fait que chaque jour semble différent de celui qui l’a précédé comme de celui qui le suivra. C’est, d’autre part, un temps où la joie fait l’objet d’une retenue que le caractère jubilatoire de l’attente évoquée plus haut ne permettrait pas d’imaginer. Souvenir d’un épisode tragique de l’histoire juive, rappel des méfaits de la désunion et du manque de respect de l’autre, un trait de gravité souligne de ce fait les jours qui passent. Il est ainsi demandé aux hommes de vivre, dans le même temps, sur deux plans comme si cela allait de soi. De fait, dans notre vie quotidienne, il existe souvent des situations ambivalentes du même type qui résistent à l’analyse rationnelle mais auxquelles nous parvenons à donner un sens. Car, d’une certaine manière, l’enjeu de la création est là. Il appartient à chacun de tracer son propre chemin et de choisir avec sagesse le but qu’il s’assigne. La période de l’Omer est, aussi, pour cette raison, une invitation à cette grande aventure spirituelle que constitue la recherche de la perfection. Elle donne à celui qui le désire les moyens de progresser de degré en degré jusqu’au moment indépassable que constituera, lors de la fête de Chavouot, le Don de la Torah et la rencontre avec D.ieu. Il ne s’agit pas là d’un temps ordinaire ni de jours anodins. Il faut, au contraire, ressentir comme une palpitation d’infini dans l’existence de tous. Il revient à chacun de savoir faire le choix nécessaire : celui de l’avancée. Il nous portera de degré en degré jusqu’à la liberté absolue, couronnement de la Délivrance annoncée par les prophètes, que Machia’h nous apportera.