Ils étaient tous là, ils sont tous venus… ou presque. Tous ? Les Chlou’him, les émissaires du Rabbi aux quatre coins du monde qui se sont réunis, comme la tradition en est déjà fixée, le Chabbat dernier à New York. Dans ces mêmes colonnes, la semaine dernière, le Congrès était annoncé et, bien sûr, il a tenu ses promesses et sans doute au-delà. Nul n’est resté insensible à cette force littéralement hors du commun qui émane d’une telle assemblée. Nul n’a pu repartir du Congrès comme il était venu. Chacun en a acquis comme une conscience plus claire du chemin qui s’étend devant lui : ce qui a été accompli, ce qui reste à accomplir et la vision du but à atteindre. Si les mots peinent à décrire la force, ils ont peut-être encore plus de mal à dire l’émotion. Car ce Congrès a vu aussi le premier anniversaire du décès de Rav Gavriel Holtzberg et de sa femme Rivka ainsi que de tous ceux qui se trouvaient dans le Beth ‘Habad de Bombay, en Inde, lorsqu’il fut la cible de la barbarie terroriste. Pour la première fois, des Chlou’him ont été assassinés à leur poste. Des Chlou’him qui, interrogés peu de temps auparavant, expliquaient avec la plus sincère simplicité : «Nous ne sommes pas ici pour avoir un travail. Nous sommes ici pour servir ceux qui en ont besoin». Et, de fait, l’adresse du Beth ‘Habad était connue de tous ceux que leurs affaires, le tourisme ou simplement la vie, avaient amené en Asie. Cela n’a pas changé. Un Séfer Torah a été inauguré à leur mémoire, auquel tous les Chlou’him ont contribué. Une inauguration de Séfer Torah est toujours une occasion de joie ; cette fois, c’était un sens d’éternité qui, sans la trahir, s’y mêlait. Car l’éternité a une force. Vivante et immuable, vigoureuse et chatoyante, elle est le tissu de l’action des Chlou’him. Après ce qu’il faut bien appeler le « drame de Bombay », certains auraient pu craindre une sorte d’affaiblissement de l’enthousiasme qui entraîne tous ces hommes et leur famille aux confins de la planète, une certaine forme de découragement. Cela aurait été mal connaître les Chlou’him. Les parents de Rav Gavriel et Rivka Holtzberg étaient présents, chacun des pères a pris la parole. Avec une émotion profonde, que personne ne songeait à dissimuler, ce sont des mots d’action, des mots d’avenir qu’ils ont choisi de prononcer. Le travail des Chlou’him grandit et se multiplie. Rien, jamais, ne l’arrêtera ni ne le ralentira. Voici qu’enfin, au bout de la nuit du monde, va apparaître la lumière de la Délivrance.
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La coupe des cheveux, pour un enfant de trois ans, est toujours un événement important. Cette belle coutume d’origine hassidique, observée aujourd’hui dans de nombreux foyers juifs, a pris une dimension particulière cette semaine avec comme héros du jour le petit Moïshé Holtzberg, dont les jeunes parents, Gabriel et Rivki z’l, ont été assassinés l’an dernier dans le terrible attentat de Bombay avec 170 autres personnes, dont quatre Israéliens.
Comme on peut l’imaginer, l’émotion était à son comble. L’événement, qui marquait également le premier anniversaire du drame qui a coûté la vie au couple Holtzberg, s’est déroulé dans une tente immense dressée dans le village de Kfar Habad, en présence de plus de 2000 personnes. Se sont déplacés notamment des émissaires Habad, des hommes d’affaires proches du mouvement et des députés.
Après les discours et les oraisons funèbres, l’assistance a fêté le troisième anniversaire du petit Moïshé, sauvé miraculeusement par la jeune Indienne Sandra, qui était sa nurse. L’enfant a été assis sur un fauteuil au centre d’une tribune et les membres de sa famille, des rabbins de Habad et des personnalités sont montées pour lui couper symboliquement l’une de ses mèches. Jeudi matin, l’enfant s’est rendu en compagnie de ses grands-parents à Méron, sur la tombe du Rabbi Shimon Bar Yohaï, pour une cérémonie traditionnelle.
Le Rav Shimon Rosenberg, grand-père de l’enfant (et père de Rivki z’l), a adressé un discours poignant, au cours de la soirée, au couple disparu pour lui dire que son esprit régnait parmi l’assistance et que la famille avait subi une dure épreuve. Le Rav Holtzberg, l’autre grand-père, a annoncé, pour sa part, la création d’un « Bet Gaby VeRivki », « maison de bonnes actions » qui serait ouverte à Afoula, lieu de résidence de la famille, afin de multiplier les actes d’amour, de bonté et de solidarité pour le peuple d’Israël ». Il a remercié une nouvelle fois la jeune Sandra, qui a sauvé son petit-fils l’an dernier et qui continue aujourd’hui à s’occuper de lui, et l’a appelée, d’une voie brisée par l’émotion, « juste parmi les nations ».
Parmi les invités, se trouvait le chanteur hassidique bien connu Avraham Fried qui a interprété un chant écrit tout spécialement en souvenir du couple assassiné. Mais malgré l’émotion, le mouvement Habad a tenu à souligner que l’événement n’était pas empreint de deuil. Le Rav Yossef Itshak Aaronov a précisé : « Les assassins ont atteint le corps de représentants de Habad mais ils ont renforcé l’esprit d’autres Shlouh’im (émissaires du Rabbi) et les jeunes du mouvement Habad ». Et d’ajouter: « Cet attentat avait pour but de toucher la foi et la force du peuple d’Israël mais c’est le contraire qu’il a obtenu. Le peuple d’Israël tout entier entoure Habad et le petit Moïshé et nous continuerons à nous trouver partout, en Israël et dans le monde, afin de rapprocher les gens du judaïsme dans un esprit de tolérance et d’entraide ». par Claire Dana-Picard / A7
Le Rav Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka, hy"d, émissaires («chlou'him») du Rabbi de Loubavitch et directeurs du centre ‘Habad-Loubavitch à Bombay, ont été assasinés au cours d’une des plus graves attaques terroristes dont l’Inde ait jamais souffert, qui a duré de mercredi 26 novembre 2008 (28 'Hechvan 5769) jusqu'au vendredi 28 novembre 2008 (Roch 'Hodech Kislev).
Les communautés juives du monde entier ont été frappées de stupeur à l’annonce du décès du couple, assassiné dans leur «Beth ‘Habad» lors d’une de la confrontation entre les terroristes qui les détenaient et les forces de sécurité indiennes. Parmi les victimes, se trouvent également les rabbins Leibish Teitelbaum de New York et Bentzion Kruman, porteur de la double nationalité israélienne et américaine, tous deux inspecteurs de Cacherout (chargés de surveiller la production industrielle d’aliments conformément aux prescriptions rituelles du Judaïsme) ainsi que Yokheved Orpaz, une mère de quatre enfants de Guivatayim en Israël et Norma Shvartzblat Rabinovich, une mère de trois enfants originaire de Mexico.
A l’occasion de Roch Hodèch (la néoménie) «Kislèv : Le mois des lumières et des miracles » par Myriam Houri Buffet - Tombola - Entrée libre Au cercle Torat Haim - Village d’Aureuil 4 rue Girodet Paris 16ème Métro Michel Ange - Auteuil