Le temps passe, les mois s’envolent sans qu’aucune interruption puisse marquer leur cours. Pourtant, certains jours demeurent. Ils sont comme des fermes points d’ancrage dans l’éphémère des choses. Sur eux, il est possible de construire une vie ou un monde.
C’était le 10 Chevat, il y a 64 ans. La nouvelle avait retenti avec la puissance des événements qui bouleversent toute existence paisible: Rabbi Yossef Its’hak, le précédent Rabbi, avait quitté ce monde. Au-delà du caractère dramatique contenu dans cette nouvelle, chacun savait que l’action de Rabbi Yossef Its’hak avait radicalement changé le cours des choses. L’éducation juive avait retrouvé sa vigueur et, en ces temps de détresse, si proches de la Shoah, le judaïsme paraissait renaître. Tous commençaient à sentir de nouveau un certain bonheur d’être juif.
En ce 10 Chevat, l’action entreprise ne pouvait s’interrompre. Chacun ressentait que s’ouvrait une nouvelle époque pour poursuivre, approfondir et élargir cette oeuvre. Le Rabbi allait en être la continuation. De fait, dès qu’il accepta la charge qui lui était confiée, les domaines d’intervention se multiplièrent. Aucun Juif ne devait être laissé à l’écart de l’héritage du judaïsme. Il en allait de la responsabilité de tous. Commença alors le temps des grandes avancées. D’enseignements profonds en demandes d’action, de campagnes de Mitsvot en messages adressés à tous, le Rabbi prit la tête de nouveaux développements. Lire la suite
Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek.
…Il ne faut pas oublier ce qu’on nous demande : atteindre une vraie humilité y compris devant le plus léger des légers du genre humain et il faut pour cela se souvenir d’un enseignement capital qui nous ordonne de ne jamais juger notre prochain avant d’avoir été à sa place. Son passé, ses conditions de vie…qui peut juger son mérite d’avoir malgré tout atteint ce qu’il a atteint, impossible.. Voici les mots qui concluaient notre précédent cours visant toujours à lutter contre la vivacité d’un ego surdimensionné qui ne peut nous porter qu’à la désillusion.
Et notre texte poursuit en soulignant que celui qui se trouve pour les besoins de son travail au milieu du marché aura l’œil sans cesse agressé par des images ou par des scènes inadéquates eu égard à sa néchama. En revanche celui qui n’est pas soumis à cette obligation et passe sa journée dans un endroit conforme aux nécessités exigées par la Torah n’aura pas à engager de lutte visant à ne pas être déstabilisé par ses visions. De plus parmi ceux qui se trouvent au marché ce n’est pas un Yetser Arah identique mais spécifique contre lequel tel ou tel doit se confronter. Lire la suite
La colonie Emouna B'nos Yaakov Yéhouda, pouir jeunes filles Chabad situé à Greenfield Park, )à New York, a ouvert l'inscription pour l'été 2014.
L'été dernier, le camp dirigé par Mme Chave Hecht, a été agrémanté par de nombreux nouveaux équipements modernes.
Les monitrices pour l'été 2014 ont été sélectionnés et seront annoncées pendant le week-end de Haf Beth Chevat.
La colonie dispose maintenant d'un nouveau système d'inscription en ligne. "L'enregistrement n'a jamais été plus simple», explique le directeur, "Il suffit d'aller à www.CampEmunah.org - défiler jusqu'à l'inscription en ligne ;- choisir la division souhaitée - et vous inscrire".
Cours de tanya et cours de Bayit Hayeoudi pour femmes en français ce soir Mardi 7 Janvier a 20h au beth habad city Ashdod 93 rehov hatsmaout 1 etage rens : Mme Hanna Benisti
Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek.
Les enfants d’Israël sont enfin libérés de leur esclavage, mais à peine éloignés d’une distance de 7 jours très exactement voilà que Pharaon et son armée les rejoignent. A cette vue ils crient vers D et Rachi en substance commente qu’ils ont réagi selon les pratiques de leurs Pères, c’est à dire en priant D. Il est en effet notoirement connu que chaque patriarche instaura une des 3 prières, et ceci est tiré pour chacun d’un verset. « A l’endroit où il s’était tenu …» Abraham, « Il avait coutume d’aller dans les champs…» Itsh’ak, « Il a atteint l’endroit… » pour Yaacov.
Ce Rachi est étrange car de toute évidence que pouvaient ils faire d’autre que prier ?! Mais la question est fondée car en fait il n’y a que 2 issues possibles :
- Ils croient en la Parole que D leur a donnée de les libérer puis de les emmener en Terre Sainte, en ce cas nul besoin de prier.
-Ils ne croient pas en cette Parole alors pourquoi prier ? Lire la suite
La famille du Chalia'h Harachi de Grande Bretagne, Rav Nachman Soudak, a organisé Motsaei Chabbat à New York une Séoudat Odaya, un repas de remerciement à Hachem, pour sa guérison suite à un arrêt cardiaque grave.
Ce qui suit est un discours prononcé par son fils, le Rav Kasriel Soudak au nom de la famille :
"Chavoua Tov, הודו לה 'כי טוב כי לעולם חסדו,
Il y a un peu plus de deux mois, lors du Kinous Hachlouhim, mon père, le Rav Nahman Soudak, s'est soudainement effondré suite à un arrêt cardiaque grave. Une équipe de secouristes de Hatsalah sont arrivés sur les lieux dans les deux minutes, et ont commencé la réanimation qui a duré près de 25 minutes jusqu'à ce qu'ils soient en mesure d'obtenir une impulsion. Barouh Hachem, ils ont réussi à le stabiliser suffisamment pour pouvoir le transporter au "Maimonides Medical Center".
Cliniquement, la situation était très critique. Lorsque le Dr Kerstein s'est rendu à la salle des urgences pour osculter mon père, il a expliqué la gravité de la situation, mais en même temps, son optimisme et sa אמונת השם, sa confiance en D.ieu nous a donné une lueur d'espoir.
Aujourd'hui, Barouh Hachem, mon père a terminé sa rééducation et a quitté l'hôpital. Il est maintenant en convalescence chez moi. Miraculeusement aucun dommage neurologique n'a été constaté.
Nous remercions Hachem pour ce grand miracle. Mais nous devons aussi remercier ses messagers dans l'accomplissement de leur mission, en particulier l'organisation Hatsalah, qui est intervenue en quelques minutes avec des médecins d'urgence qui ont sauvé la vie de mon père. Hatsalah était en relation permanente avec les différents médecins comme le Dr Kerstein envers qui ma famille sera toujours reconnaissante.
Nous remercions le Dr Douglas Jablon et l'ensemble du personnel du Centre médical Maimonides pour son dévouement inlassable et son soutien tout au long de notre séjour. Nous remercions également le Dr David Greenberg, de Borough Park Center, pour la réadaptation. Nous remercions également les nombreuses personnes qui ont apporté leur aide et ont fait des Tefilot, aucun mot ne peut exprimer notre profonde gratitude." (Voir l'album photos)
Le nord-est des Etats-Unis se réveille les pieds dans la poudreuse. Une tempête de neige perturbe fortement le transport aérien et fait tourner New York au ralenti.
Plus de 800 vols ont déjà été annulés dans la matinée dans les trois aéroports new-yorkais, Newark, LaGuardia et JFK. A Boston, où la neige est tombée en abondance, plus de 150 vols ont été annulés. Des centaines d'autres ont été retardés.
A New York, l'épais manteau de neige dépassait les 15 cm à Central Park. Il y faisait - 9°C. L'ONU, dont le siège est situé à Manhattan, a suspendu ses activités pour la journée.
Le gouverneur de l'Etat de New York a décrété l'état d'urgence. Il a appelé les résidents à utiliser les transports publics, et fait fermer durant la nuit de jeudi à vendredi trois autoroutes, pour éviter que des voitures s'y retrouvent bloquées. (Voir l'album photos)
La Grande Synagogue de Grodno, en Biélorussie, construite en 1578, a été dévastée par les flammes à cause d'une panne d'un circuit électrique.
La salle de prière et la cuisine ont été complètement détruites, laissant les sans-abri de la communauté encore plus démunis.
La communauté a été choquée d'apprendre que le montant des réparations approcherait les 100.000 dollars.
Pour le moment, la façade du bâtiment a été restaurée et des plans ont été élaborés pour la recontruction de la salle intérieure. (Voir l'album photos)
Pourquoi, lorsqu’une bougie brûle, la cire diminue de volume ? La réponse que proposent nos Maîtres nous renvoie à l’un des fondements de la pensée juive : le feu est le seul élément de la création qui s’élève. Il symbolise le Juif qui désire s’élever vers D.ieu. La cire, en revanche, évoque la matière qui se réduit tant que la flamme brûle. Mais si la flamme s’éteint, la cire ne se réduit pas. A comprendre de la sorte : si notre spiritualité est forte, l’attrait pour la matérialité perd de sa consistance (la cire fond). Mais si notre amour pour D.ieu n’est plus animé de la flamme de la passion, la matière impose sa domination. Ce rapport de force peut se lire en filigrane dans notre paracha.
Le rituel de la sortie d’Egypte, sujet essentiel de notre paracha, ne se limite pas qu’à des gestes et des souvenirs. Certes, la consommation de l’agneau y occupe une place importante mais c’est la condition de cette consommation qui doit nous faire réfléchir. Les Enfants d’Israël mirent leur vie en danger en prenant cet agneau car cet animal était l’idole de l’Egypte. Et nos Maîtres de conclure par un axiome incontournable : pour sortir d’Egypte, pour s’extraire de la matérialité, il faut se dépasser et se hisser au-delà de la normalité humaine. C’est le concept de Méssirouth néfech ou la capacité d’un Juif à renoncer à son confort matériel pour D.ieu. Il ne s’agit pas là d’une option ou d’un engagement facultatif. Aller au-delà de ses limites est une donnée inhérente au judaïsme puisqu’elle est enseignée lors de la sortie d’Egypte, le moment de la naissance du peuple juif. (Lire la suite)
Sharon Goshen présente une galerie du Centre Menorah à Dnepropetrovsk, en Ukraine, construit par le Rav Shmuel Kaminetzky et le philantrope GennadiyBogolyubov.
La Fondation Bogolyubov a financé la construction du Centre Menorah dùune surface de 32 000 mètres carrés construit autour de la "Rose d'Or Synagogue". Le superbe design, intégrant sept tours, fait écho au candélabre symbolique.
Le complexe comprend un centre communautaire, un musée, des boutiques, des restaurants casher, équipements de loisirs, bureaux, appartements, un hôtel, etc... (Voir l'album photos)
Dans la paracha, la Torah nous enseigne la première mitsva donnée au peuple juif : celle de compter (et de proclamer) chaque nouveau mois. Pourtant, lorsque Maïmonide établit son décompte des 613 mitzvot, il cite comme première mitsva celle de croire en D.ieu.Comment comprendre cette contradiction ?
Le calendrier hébraïque est basé sur le renouvellement de la lune. La veille du début du nouveau mois, la lune est invisible. Quinze jours plus tôt, sa taille a commencé à se réduire pour, au final, disparaître. Quand le nouveau mois commence, nous savons que la lune va lentement renaître. Nous ne perdons pas espoir de la revoir car elle n’est que voilée. Il en va de même pour le peuple juif, comparé dans nos textes à la lune. Parfois, il apparaît dans toute sa splendeur mais dans la période d’exil il connaît malheureusement un déclin spirituel ou intellectuel. Cependant, cette période sombre ne doit pas nous faire perdre tout espoir. En effet, nous savons que la lune se voile puis renaît. Après les affres de la Galout vient la renaissance : bientôt l’obscurité fera place à la lumière de l’ère messianique.
LE MOTEUR DE L’EXISTENCE
La mitsva du renouvellement du mois est considérée comme la « première mitsva » de la Torah. C’est certainement pour une autre raison que celle de nous indiquer comment s’établit le calendrier. En effet, on aurait pu commencer l’énumération des 613 mitsvot par des lois comme celles du chabbat, de Yom Kippour ou du respect des parents dont le manquement est bien plus grave que celui du renouvellement du mois. Et nos Maîtres d’apporter une réponse extraordinaire : le décompte du renouvellement du mois possède une valeur emblématique qui doit imprégner tout notre judaïsme. Comme la lune, nous devons sans cesse nous renouveler. Le moteur de notre existence n’est pas seulement la pratique des mitsvot, mais aussi la vitalité et la ferveur que l’on introduit dans cette pratique. On peut obéir aux commandements divins parce qu’on a été contraint de le faire depuis notre enfance. Mais alors rien ne prouve que l’on est convaincu de la véracité de la pratique. En revanche, lorsqu’un individu met de la chaleur et de la ferveur dans l’accomplissement de chaque mitsva, il montre par cet engagement que la Torah le concerne au plus haut point. Nous avons donc à présent la réponse à la question initiale. Lire la suite
Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek.
Nous avons abordé tout au long des cours précédents les différentes techniques indiquées par l’Admour Hazaken en vue de lutter contre un ego surdimensionné en vue de rétablir un juste équilibre intérieur. Car, dans de telles situations, l’Homme est dérangé et ne peut accomplir son service de D. avec un cœur libre et enthousiaste.
Ce nouveau chapitre va continuer de débattre de ce problème, mais cette fois ci dans les situations qui concernent "l’homme et son prochain" et par répercussion "l’homme et son Créateur".
Le Tanya entame ce chapitre en rappelant la Michnah 10 du chapitre 4 du Traité des Pères : «והוי שפל רוח בפני כל אדם Sois humble devant tout homme (sous-entendu Juif ou non-Juif)…». Et le Rambam de souligner que cette Michnah a pour vocation de nous ordonner d’inscrire l’humilité dans nos rapports par cette gymnastique d’entraînement. C’est la répétition qui va nous permettre d’adopter cette Midah, cette "véritable humilité".
L’Admour Hazaken ne va cependant pas se contenter de cette explication de Maïmonide en laquelle il voit une faiblesse du fait que la Michnah ne dit pas «comportes toi» mais «sois», ce qui implique qu’acquérir un bon comportement n’est pas suffisant. Il faut inscrire cette qualité en soi, la graver intérieurement, acquérir une nouvelle nature.
Rabbi Lévi Itsh’ak Schneerson, le père du Rabbi, souligne dans un de ses commentaires du Tanya que «sois» en hébreu est écrit avec 2 vav, et précise que le Zohar dit que le vav est la lettre qui exprime la Vérité. Sa forme désigne la descente de D vers le monde, du haut vers le bas. De surcroît il y a ici 2 vav, soulignant ici un niveau supérieur de vérité: "la Vérité du Vrai". Lire la suite
Depuis la semaine dernière, quatre vingts enfants de Chlou'him passent leurs vacances d'hiver sur leurs nouveaux terrains de camping en Floride. La colonie "Tseiré Hachlouhim" allie l'étude et la détente.
Chaque jour, les enfants de Chlouhim apprennent des lignes de Tanya par coeur, font leur Tefila, suivent des cours, participent à des excursions et assistent à des Farbrenguen. Ils se ressourcent au maximum avant de repartir vers l'endroit de Chli'hout de leurs parents.
Les plus belles réalisations de cette colonie sont les nouvelles amitiés qui se forment et les anciennes qui se renforcent. Les enfants de tous âges jouent et se divertissent en échangeant des histoires et des anecdotes de leur Chlihout.
La colonie est encadrée par des Bahourim expérimentés sous la direction de Rav Moché Pinson et Rav Bentsion Shemtov du bureau des Chlou'him.
Les Nechei Habad vous invitent à une conférence du Rav Akriche "QUE VOIT-ON DERRIÈRE L'OBSCURITÉ ", mercredi 1er janvier 2014 chez Rivka Cohn au 3 rue Aran à Rehavia, à 20:30 avec témoignage émouvant, buffet, Hagrala etc.
Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Avant-dernière plaie celle de l’obscurité, Chapitre-10 Verset 21 : « D dit à Moché : étends ta main vers les cieux (litt : sur les cieux) et il y aura l’obscurité sur le pays d’Egypte, et que les ténèbres soient palpables ». Rachi à propos de cette plaie, apporte entre autres et en substance l’explication suivante : « ….les Bné Israël ont pu au cours de cette plaie repérer où se trouvaient cachées les richesses des Egyptiens. Plus tard ils leur ont demandé de leur donner selon l’ordre de D , afin que s’accomplisse en partie déjà la promesse que D avait faite à Abraham qu’ils ressortiraient de cet exil avec une grande richesse. Les Egyptiens ont voulus se défiler en leur disant qu’ils ne possédaient rien les Bné Israël leurs disaient alors j’ai vu cela à tel et à tel endroit… »
La troisième des prières journalières, appelée maariv ou arvit, est récitée après la tombée de la nuit (les deux premières sont récitées le matin et l’après-midi). Cette prière fut instaurée par notre Patriarches Jacob.
De fait, si l’on considère qu’une date du calendrier juif commence la veille au soir, il ressort que maariv – la prière du soir – est en fait la première prière de la journée. Les mots de la prière impliquent le corps dans le service de D.ieu, le raffinant et l’élevant de sorte qu’il soit plus en phase avec l’esprit. Dans la première phase de ce processus, le corps est encore dans l’obscurité spirituelle, c’est pourquoi maariv est la première des prières de la journée.
Quand ?
À partir de tseit hakokhavim (l’apparition de trois étoiles moyennes dans le ciel) jusqu’à l’aube. Pour l’heure exacte de tseit hakokhavim et de l’aube dans votre ville, cliquez ici.
Le peuple juif a une longue histoire et, sans doute, une mémoire également longue. Sous toutes les latitudes, il a traversé des temps de bonheur et, peut-être plus souvent, des temps de détresse, des temps de liberté et des temps d’oppression, des temps de lumière et des temps d’obscurité. Il a parfois rencontré, sur son chemin, des compagnons de route. Quelquefois, des amitiés se sont forgées, la confiance est née. Parfois même, le peuple juif a pu se croire arrivé sur des rivages paisibles. La conscience en repos, il a pensé pouvoir enfin éprouver la douce saveur des existences discrètes, de cette sorte de vie qu’aucun événement marquant ne vient troubler. Vivre tranquille et serein du soir au matin : ambition à la fois grande et petite. Etre comme tout le monde : l’ultime espoir de tous ceux qui ressentent profondément la fatigue de l’Histoire.